Mot clé - musique

dimanche 21 mars 2010

Chanson française

Genius, le machin qui construit automatiquement une playlist à partir d'une seule chanson, m'a proposé une belle sélection de chanson française que j'ai aimé ces 10 dernières années. Vous pouvez l'écouter en cliquant ici.

Les chansons sont les suivantes :

15 août - Benjamin Biolay
Salut les amoureux - Miossec
Mon iguanodon - Thomas Fersen
Regarde un peu la France - Miossec
Laisse aboyer les chiens - Benjamin Biolay
L'Horizon - Dominique A
Flowers - Emilie Simon
Au Port - Camille
Padam - Benjamin Biolay
Mourir d'un oeil - Daphné
Ah Melody - Serge Gainsbourg

 

mercredi 3 mars 2010

Deux usages du piano

Le piano est un peu mal aimé par le rock. Peu de groupes en font un usage intéressant et depuis les années 70, les synthés se sont substitués au piano pour offrir plein de sons nouveaux et intéressants.

jerryleelewis.jpgJim-Jones-Revue-cover.jpgaufgang-aufgang.png

Pour ma part, je ne suis pas un grand fan du piano dans le rock mais un des premiers CD que j'ai acheté était un disque de Jerry Lee Lewis commercialisé par les éditions Atlas dans la collection "Les génies du rock" (c'était le n°2, après Tony Sheridan et les Beatles et Chuck Berry, que j'avais aussi - les premiers numéros ne sont pas chers).

Cette année (et c'est pour ça que je fais ce billet), je suis tombé sur deux groupes qui utilisent abondamment le piano et je dois avouer que ça me plaît beaucoup.

Le premier est The Jim Jones Revue. Quand on écoute The Jim Jones Revue, on se dit :

- "Ah, ils savaient quand même faire de la musique à l'époque"

et:

- "Ça dépotait pas mal déjà, moi qui croyais que le hard rock avait été inventé par Led Zep".

On va sur Google, on tape "The Jim Jones Revue" et là, le premier lien renvoie vers le myspace de The Jim Jones Revue et là, on se dit :

- "Ah, c'est marrant, ils ont un myspace". Cela dit, les Beatles aussi.

Et puis en fait, on se rend compte qu'ils existent depuis 2007.

Voilà voilà. Mais c'est bien. Et la reprise de "Good Golly Miss Molly" arrache un peu tout. Et il y a du piano et c'est important. Je vais essayer de les voir en concert.

Le second groupe est Aufgang. C'est un autre style : de l'électro allemande. Pas de paroles, des changements de rythme surprenants, des sons incroyables, de l'électro allemande quoi. Et là aussi, c'est l'usage du piano qui apporte toute l'originalité de la musique. Notamment dans "Sonar", que j'aime vraiment beaucoup (notamment autour de la 6ème minute. Et il paraît que les concerts déchirent aussi.

Conclusion ? Le piano n'est pas rédhibitoire pour faire de la bonne musique (ouf !).

 

mercredi 3 février 2010

Le meilleur concert de 2009

Et j'y étais. Merci Pab pour l'invit et merci, merci, merci la blogotheque.

 

lundi 1 février 2010

La musique de janvier

Un mois de janvier placé sous le signe des attentes : 4 nouveaux albums de 4 groupes que j'ai aimé (Vampire Weekend, Adam Green, Midlake et Beach House).

VWpicBWsmall.jpg

Je n'arrive toujours pas à rentrer dans le "Contra" de Vampire Weekend : c'est amusant tous ces sons mais pour moi ce groupe, c'est avant tout un sens incroyable du rythme et je ne me retrouve à taper du pied instinctivement en écoutant ce nouvel album. Mais j'ai tellement aimé le premier que je vais insister.

Midlake.jpg

"The Trials of Van Occupanthier" de Midlake a été un des très grands albums de ces dernières années et j'attendais avec impatience la suite, en l'occurence "The courage of others". Là encore, déception. Pas de souffle, trop de folk, le ressort est cassé. Dommage. (et puis bon la photo quoi)

629273434_small.jpg

Pour Adam Green, c'est plus complexe : j'ai, là aussi, adoré son premier album, "Friends of mine", puis j'ai aimé "Gemstones", puis j'ai moins aimé et moins écouté. Le dernier, "Minor love", a plein de super critiques et il n'est pas désagréable mais là encore, ça ne fonctionne plus. C'est peut-être celui pour lequel je suis le plus triste car, visiblement, ce n'est pas de la faute d'Adam mais de la mienne : j'ai changé et je n'aime plus que sporadiquement ce genre de musique. J'ai vieilli, en somme.

080401_Beach_House.jpg

Enfin, "Teen dream", le deuxième album de Beach House, a commencé par m'énerver : trop similaire au premier, trop énervant avec leurs voix qui résonnent (j'ai mentionné que Fleet Foxes et la plupart des chansons de Grizzly Bear me hérissent ?). Et comme pour le premier, "Devotion", la réécoute est à chaque fois meilleure. Je vais probablement rejoindre bientôt les critiques dithyrambiques sur cet album.

Tout ça s'écoute ici : Contra, The courage of others, Minor love, Teen dream

Pour compenser, j'ai continué d'écouter le "Clair" de JP Nataf qui est réellement géant.

arnaud-fleurent-didier-la-reproduction_310.jpg

Mais le mois de janvier n'a pas été que le mois des 2ème, 3ème ou 6ème albums. C'est aussi en janvier 2010 que je me suis mis à Arnaud Fleurent-Didier, précédé de sa légende, elle-même alimentée par le génialissime "France culture" sorti il y a quelques mois. L'album s'appelle donc "La reproduction" et pour commencer, ça me plaît. En ce moment, j'ai 30 ans, je me pose des questions, je me dis que bosser dans les collectivités locales comme Papa, ce qui était mon plan jusqu'à peu, n'est peut-être pas si bien que ça et je vais plutôt faire de l'Internet et de la geekerie. Enfin tout ça pour dire que cet album m'intéressait, au point que je l'ai même acheté sur iTunes.

Donc, effectivement, ça parle de reproduction. Au début, j'ai bien aimé (mais surtout pour faire comme tout le monde), ensuite le côté Delpech m'a gavé et aujourd'hui, je trouve que certaines chansons sont quand même des tueries : outre "France Culture", je porterai surtout votre attention sur "Mémé 68" et "Si on se dit pas tout".

C'est par ici : La reproduction

(et la pochette est très belle)

Pour finir janvier et commencer février, je vais passer l'album de Pantha du Prince et Lindsay Brohan de Javelin.

Ah oui et aussi : j'ai réussi enfin à écouter deux chansons de Sunn O))). Pour du drone metal, c'est bien. Et concert de Benjamin Biolay jeudi. Cool.

 

vendredi 1 janvier 2010

Bilan 2009 - Musique

Meilleur album de l'année : Hospice de The Antlers

antlers.jpg

Meilleure chanson de l'année : Saint Jerome de Coconut Records

coconut-records-davy.jpg

Accessits (dans les albums) : Dead man's bones de Dead man's bones et Davy de Coconut Records

dead-mans-bones14cql52.jpg

Accessits (dans les chansons) : France Culture d'Arnaud Fleurent-Didier, Tonight de Yuksek revu par The bewitched hands on the top of our heads, I've got your number de Passion Pit et Lyon Presqu'île de Benjamin Biolay. Une liste est disponible ici.

A NOTER :

Dans la catégorie "chanson française comme on l'entend" : La Superbe de Benjamin Biolay et Clair de JP Nataf

benjamin-biolay.jpgjp-nataf-clair-L-1.jpeg.jpg

Dans la catégorie "chanson pas française par des français" (une bonne année d'ailleurs) : Peplum de Toy Fight et Seules au bout de 23 secondes de Mansfield.TYA (en retard d'un an) (et Wolfang Amadeus Phoenix de Phoenix aussi)

peplum_toyfight.jpgseules-au-bout-de-23-secondes.jpg

Dans la catégorie "lo-fi" : other people's song (volume one) de the sarcastic dharma society (c'est gratuit ! allez-y !), 'Em are I de Jeffrey Lewis & the Junkyard et Attic Thieves de Ralfe band et Instant Coffee Baby de The Wave Pictures mais on s'en lasse.

ops1-cover.jpg126t.jpg

Dans la catégorie "musique qui passe à la radio" : The XX de The XX, See Mystery Lights de Yacht, Chunk of Change de Passion Pit (mais pas Manners) et deux chansons de Phrazes for the young de Julian Casablancas

poch_TheXX_702a39804bde8797c3993b5d9e7997af_fullsize.jpgyacht-see-mystery-lights.jpgpassion_pit-chunk_of_change.png

Dans la catégorie "musique électronique un peu bizarre" : Bromst de Dan Deacon et Aufgang de Aufgang

bromst2.jpgaufgang-aufgang.png

Dans la catégorie "le reste" (c'est pas le moins bon) : Still night, still light de Au revoir Simone, Dark night of the soul, Slow Dance de Jeremy Jay, The first days of Spring de Noah & the Whale et les excellents albums de Flight of the Conchords (surtout le premier).

still_night_still_light.jpgdark_night_of_the_soul.jpg455033554.jpgNATW-ALBUM-PACKSHOT.jpg11439-flight-of-the-conchords.jpg

Et pour finir, le traditionnel petit graphique tiré de Lastfm, qui confirme un peu tout ça :

graph_119603.jpg

 

mardi 14 juillet 2009

Le bateau de Nino - Hélène Bohy

Et boum j'enchaîne sur un autre billet.

Avoir des enfants est une bénédiction. Et une renonciation.

Avoir des parents comme nous est une bénédiction (pour eux). Nous, ce sont des parents qui ont renoncé à toute écoute un peu forte de musique un peu violente dans leur salon et laissent "Mon imagier des amusettes" et "100 chansons pour enfants" (100 chansons !) occuper l'espace sonore commun, avec des tubes comme "Minette, chatonnette" ou "Papoupalère". Comme on dit, "rien ne vaut le sourire d'un enfant".

Et puis bon, nous on est de gauche, et pas tendance ouvrier, plutôt tendance bobo éducatif et tout le toutim. Notre fille, elle ne regarde pas la télé, seulement des DVD, et encore, seulement des dessins animés tchèques des années 60 édités par arte video (véridique). Donc, niveau musique, on va pas la gaver de Patrick Sébastien mais dans la lignée de nos chers parents, on va écouter les P'tits loups du Jazz et Pierre et le Loup raconté par Gérard Philipe. Si avec ça, ils ne font pas une grande école...

aleau.jpgTout va bien donc et la chute de ce billet n'est pas un craquage sur la musique pourrave qu'on va devoir s'infliger pendant encore 10 ans. Non, la chute, c'est une nouvelle version du verre à moitié plein et la découverte d'une chanson (et même tout un disque) pour enfants qui est vraiment une bonne chanson. Elle s'appelle "Le bateau de Nino" et elle a toutes les qualités d'une bonne chanson pop : un air entêtant, une voix intéressante et une exigence musicale élevée. Cette chanson se permet de durer 6 minutes 48 secondes car Hélène Bohy (qui a fait le disque) recommence la chanson au bout de trois minutes : on pourrait croire que c'est par facilité mais au contraire, cette répétition apporte de la profondeur et de la mélancolie aux paroles. C'est vraiment une très belle chanson, avec une très belle histoire d'amour et notre fille est maintenant obligée de l'écouter de temps en temps, pour nous faire plaisir.

Evidemment, on ne se refait pas, le disque a eu 4 "f" Télérama...

Le bateau de Nino

 

dimanche 3 mai 2009

Les filles américaines à cheveux (2/2)

Commencez de préférence par le billet suivant

Un malheur n'arrive jamais seul.

Peu de temps après avoir découvert Laura Gibson, c'est carrément une horde de musiciennes américaines à cheveux qui m'a fait renoncer à tous mes préjugés.

C'est important, quand on tient une posture qu'on veut non conformiste[1], d'avoir toujours une exception à la règle qu'on se fixe. Quelques exemples : "Le Rn'B, c'est à chier mais Family Affair de Mary J. Blige est vraiment géniale" ou bien "Britney Spears est peut-être la plus grande chanteuse pop de notre temps". Mais il faut bien sûr que cette exception reste une exception et donc, de préférence, soit unique.

Dans mon a priori défavorable sur les musiciennes à cheveux longs, j'avais donc mon exception avec Laura Gibson, découverte par surprise en plus (et donc d'autant plus légitime). En plus, elle est bien inconnue donc ça le faisait vraiment (c'est pas comme si j'avais choisi Alela Diane par exemple).

Et voilà que je me mets à adorer "Still Night, Still Light" d'Au Revoir Simone...

Au Revoir Simone !!! Le groupe dont je n'ai même pas écouté le premier album tellement tout le monde disait que c'était bien ! Le prototype des filles hyper lookées mais pleines de profondeur ! Un groupe qui fait la vitrine d'agnès b. ! Des filles qui ont de genre de têtes :

aurevoir1.jpg

Et qui prennent ce genre de poses :

au-revoir-simone.jpg

A nouveau le type de filles inaccessibles qui m'a toujours énervé.

Mais...

Mais "Still Night, Still Light" est un superbe album, dans lequel on trouver des sons inédits[2], des mélodies efficaces et des paroles belles. Et les trois filles d'Au Revoir Simone ne font pas de compromis, comme le prouve l'originale "Only you can make you happy" :

MP3 : Only you can make you happy

C'est un album mélancolique et entraînant, avec des sommets comme l'entêtant "Knight of Wands". Sa qualité est constante tout au long des 12 chansons et celles-ci sont organisées de telle façon que l'écoute de l'album semble un chemin varié et nouveau.

MP3 : Knight of Wands

Comme sur le long terme, je le préfère à celui de Laura Gibson, même s'il ne m'a pas donné l'émotion de celle-ci, je suis obligé de parler des deux.

Vous pouvez l'écouter sur Spotify ici et lire la chronique de Magic qui en fait sa une au mois d'avril.

Notes

[1] Même si je reconnais volontiers qu'au cas d'espèce, tout cela est un peu rhétorique

[2] Un bon point pour elles : il n'y a pas de guitares sèches, seulement des synthés

 

Les filles américaines à cheveux (1/2)

Je ne suis pas musicien, malgré les tentatives répétées de mes parents de m'essayer à un instrument (piano, violon et clarinette). Cette activité demande une persévérance que je n'ai pas.

Pour autant, je me permets de critiquer les musiciens et en particulier, je n'ai jamais beaucoup aimé le côté poseur des musiciens : d'une part parce que je trouvais ça prétentieux, d'autre part parce qu'ils font rarement preuve de beaucoup d'originalité dans leur style. Par exemple, pour creuser le sillon du "Fleet Foxes bashing", le fait de se sentir obligé de porter une barbe et une chemise de bûcheron pour faire de la folk m'énerve. A l'inverse, certains artistes et certains seulement, peuvent se permettre d'avoir la classe tout le temps et indépendamment de leur style : Jarvis Cocker, dont le style est soigné mais s'efface devant la présence du bonhomme ; Pete Doherty, au concert duquel il était amusant de comparer sa tenue (probablement du Dior mais quand même une chemise trop large et maronnasse et un fut trop large aussi) et celle du public (70% des gamins portaient des pantalons slim en espérant ressembler à leur idole).

Si on quitte le général pour aller vers le particulier, il y a chez les filles américaines qui font de la musique un genre spécifique : la fille aux cheveux longs, avec un air mystérieux, des fringues plus ou moins belles et plus ou moins roots et, de préférence, une guitare sèche dans les mains (un succédané franco-italien est Carla Bruni période pré-Sarkozy). C'est aussi un genre qui m'énerve parce qu'il me rappelle les nénettes de première L qui parlaient d'art et prenaient un air extrêmement méprisable à l'égard des bigleux fort en maths et sapés par leur mère comme moi.

Donc, par défaut, une chanteuse qui a choisi ce style ne me plaît pas et il est probable que sa musique non plus car c'est souvent une espèce de folk mollasse avec "une voix si belle et si profonde". Et comme elles viennent souvent avec un barbu...

Mais, même là-haut dans ma tour d'ivoire, je suis moi aussi sensible aux effets de la mode et comme ça fait maintenant plusieurs mois que je me farci régulièrement de nombreux groupes folk car c'est ça aujourd'hui l'actualité de la musique indépendante (ma bonne dame), mon oreille commence à percevoir les nuances du genre et même à en apprécier quelques pièces[1]. En particulier, ceux qui flirtaient avec la pop (Noah and The Whale par exemple) m'attiraient imperceptiblement vers des rivages inamicaux. Il fallait donc que ça arrive et que j'aime une de ces filles à cheveux avec une guitare sèche. J'étais prêt.

Et c'est tombé sur Laura Gibson, découverte via le podcast de "You disappear". Au passage, je suis un grand fan des photos de John et quand il a commencé un blog musical (ce fameux "You disappear") puis un podcast, je me suis dit que ce serait intéressant à suivre. Bon, il écoute beaucoup trop de musique trop calme mais son premier podcast, pour un coup d'essai, est un coup de maître : pendant 13 minutes, il enchaîne les titres bons mais pas géniaux et finit sur "Where Have All Your Good Words Gone?" de Laura Gibson, qui m'a flanqué des frissons en marchant dans la rue.

En l'écoutant ensuite, je n'ai pas retrouvé la même intensité mais la chanson, et le reste de l'album, sont quand même bons. En particulier "Spirited", qui est la plus dynamique de l'album.

Si vous aimez bien, allez acheter l'album ici, la version digitale coûte moins de 8 $ (soit à peine 6 €).

MP3 : Where Have All Your Good Words Gone?

MP3 : Spirited

Et je ne vous mens pas : elle a vraiment les cheveux longs (et l'air un peu trippé) :



LauraGibson-03-big.jpg

Fin de la première partie.

Notes

[1] Sachant que comme tout bon amateur de musique, j'ai "Harvest" de Neil Young dans ma bibliothèque

 

jeudi 12 février 2009

Ce que j'aime en ce moment

Faire de la cuisine avec des boîtes de conserve.

conserves.jpg

Ecouter Jeremy Jay, la musique toute en tension qui sait parler de l'amour et de la timidité. (cliquez sur la photo)

JeremyJay470.jpg

Découvrir des vieux films et des cinéastes que je ne connaissais pas : "The Edge of the world" de Michael Powell

edge04.jpg

Porter mes deux enfants en même temps.

IMGP9172.jpg

 

jeudi 29 janvier 2009

Drummers

Deux chansons sur les batteurs sur l'iPod en ce moment :

"Drummer" de Coconut Records. C'est le deuxième album et il est évidemment moins bon que le premier même si ce type est sacrément doué pour faire de la pop (allez écouter "Microphone" sur myspace ou la meilleure, "Saint Jerome", ici).

Drummer

"Just like a drummer" de The Wave Pictures. Ceux-ci profitent de mon accoutumance aux voix nasillardes due à une écoute assez approfondie de "Clap your hands say yeah". Leur album a un joli succès critique (notamment chez Magic et à la Blogotheque).

Spéciale dédicace to Lalo.

 

vendredi 2 janvier 2009

Une année de musique - 2008 - le top et les stats

Albums

Sans s'attarder, voici les albums qui m'ont donc marqué cette année :

VampireWeekendCD2.jpg metronomy.jpg black_kids-partie-traumatic-album_art.jpg deptofeagles.jpg beck-modern-guilt.jpg born_ruffians.jpg Orouni-JumpOutTheWindow465.jpg walkmencover.jpg

Vampire Weekend - Vampire Weekend
Metronomy - Nights out
Black Kids - Partie Traumatic
Department of Eagles - In Ear Park
Beck - Modern Guilt
Born Ruffians - Red Yellow and Blue
Orouni - Jump out the window
The Walkmen - You & Me

Mentions spéciales à

nighttiming.jpg misophone.jpg theclash.jpg

Coconut Records - Nighttiming
Misophone - Where has it gone, all the beautiful music of our grandparents ? it died with them, that's where it went...
The Clash - Live at Shea Stadium

Chansons

Il manque "Nothing down there but trees" de Misophone, "On my shoulders" de The Do, "West Coast" de Coconut Records et "Sweet Love for Planet earth" de Fuck Buttons, qui ne sont pas sur Deezer. Mais l'idée y est.

Stats

Grâce au monde merveilleux des logiciels et d'Internet, j'ai deux sources de statistiques sur ce que j'ai écouté : iTunes et Lastfm. Ces outils confirment plus ou moins le classement ci-dessus. Ils nous apprennent de plus qu'il y a eu différents artistes dominants dans l'année : Vampire Weekend et Coconut Records au premier semestre, Black Kids pendant l'été, des choses plus sérieuses en fin d'année (Born Ruffians, Department of Eagles, Deerhunter). Voici une belle illustration graphique sur les stats Lastfm :

graph_57943.jpg

Et en termes d'écoute, voici les classements :

Albums :


Côté iTunes, c'est un peu pareil, on y apprend que "Nighttiming" se hisse à la troisième place des albums les plus écoutés (derrière "Home" de Benjamin Biolay et Chiara Mastroianni et "The Libertines" des Libertines) tandis que "Vampire Weekend" est 8ème et "Partie Traumatic" 22ème. Pour les chansons, West Coast est 5ème, M79 7ème, Mansard Roof 9ème. Notons l'excellente 2ème place de "Gronlandic Edit" d'Of Montreal, qui est certes sortie en 2007 mais que Cécile a contribué à hisser à ce niveau. il faut qu'elle est vachement bien.

Et pour finir ce billet bien nombriliste, iTunes compte maintenant les sauts de chanson, c'est-à-dire le nombre de fois qu'on est passé à la chanson suivante sans attendre la fin. En tête du classement, ce sont des bonnes chansons mais que je n'ai pas toujours envie d'écouter : "He needs me" (la chanson de Popeye reprise dans "Punch drunk love"), "Mourir d'un oeil" de la très douée Daphné et "Music Hall" de Dominique A.

 

dimanche 28 décembre 2008

Une année de musique - 2008 - la pop

C'est bien beau de parler des genres mineurs que sont le folk, l'électro ou le rock mais la bonne musique, ça reste la pop et cette année a vu quelques découvertes rafraîchissantes.

Deux groupes se détachent nettement (voir les stats à venir) : Coconut Records et Vampire Weekend.


Coconut Records

coconut_records.jpg

Coconut Records est le "groupe" de Jason Schwartzman, qui a sorti en 2007 un album ("NIghttiming") non distribué en France et que j'ai découvert en avril grâce à l'indispensable Blogothèque. Ça tombait bien parce que les beaux jours arrivaient et que cette musique est parfaite pour l'été. C'est pour moi l'essence même de la pop : une musique légère, ensoleillée, avec une voix triste et pleine de sentiments que la musique n'exprime pas. Quand, en plus, les paroles sont d'une simplicité désarmante ("Hey Don’t talk to me that way Don’t talk to me that way I don’t ever want to hear you say"), ça devient facilement le disque de l'année.

Et si ce bonhomme se révèle être un des acteurs de l'année (pour Darjeeling Limited) et qu'il est né en 1980, soit on le déteste, soit on le vénère. J'ai choisi la deuxième option. Nouvel album en janvier, le deuxième est toujours le plus dur.

Coconut Records - Easy girl (Alternate version)


Vampire Weekend

vampire-weekend.jpg

Le problème de Coconut Records, c'est qu'il est sorti en 2007, donc le disque de l'année 2008 sera plus sûrement Vampire Weekend. J'attendais depuis quelque temps de retrouver un groupe qui me marquerait vraiment. Ces dernières années, ce furent The Strokes, The Libertines et Arcade Fire mais depuis 2006, je n'ai pas eu de révélation. L'année dernière avait vu quelques bonnes idées chez The Fiery Furnaces, Midlake ou Seabear mais rien de vraiment nouveau comme peut l'être VW.

Même si Vampire Weekend montre des signes de jeunesse, l'album est vraiment bien construit et équilibré. Les voir en concert a confirmé cette impression : alors que la musique semble très riche (avec des cordes, des lignes de synthé, etc.), je me suis aperçu que chacun ne fait que jouer une partition relativement simple, l'ensemble s'orchestrant de façon parfaite. Ce concert m'a rappelé ceux d'Arcade Fire et de Thomas Fersen et c'est vraiment ce genre de concert que je préfère (même si j'ai redécouvert les concerts de gros excités).

Reste maintenant à voir comment ces jeunes gens bien élevés évolueront : ceux qui les ont vu en début et en fin de tournée peuvent déjà attester de leurs progrès. En tout cas, ça fait plaisir, parmi tous ces nouveaux groupes, d'en trouver un ou deux donc on sait qu'on voudra écouter le deuxième album.


Le reste

Dans le genre que je suis depuis longtemps mais dont j'écoute un album sur 4, j'ai vraiment beaucoup aimé le "Modern Guilt" de Beck, sorti en juillet et qui est le meilleur que je connaisse.

Pour rester dans les vieux trucs, je dois reconnaître qu'après avoir chiotté tout ce que je pouvais sur Belle & Sebastian, j'ai pris un peu de plaisir à écouter (d'une oreille distraite) les BBC Sessions de ce groupe qui, comme me l'a rappelé Jérémie, représente pour certains la base de la pop.

J'en ai déjà parlé mais je salue à nouveau la recherche et le style de Born Ruffians dont l'album "Red Yellow and Blue" a le mérite d'éviter la routine couplet-refrain-couplet et qui m'a, après plusieurs écoutes, procuré beaucoup de plaisir.

Enfin, j'ai failli oublier la copine de Jason Schwartzman, qui a sorti, elle, un album cette année : le délicieux "Volume One" sous le nom de scène de She & Him. Je parle de Zooey Deschanel, bien aidée par M. Ward et dont la meilleure chanson ("Sweet darlin'") est écrite par Jason (comme on l'appelle entre nous).

 

samedi 27 décembre 2008

Une année de musique - 2008 - les tendances

Cette année, avant de donner un quelconque Top 10 de l'année, passons en revue les différents genres et tendances de la musique. Identifier les tendances, c'est surtout regarder ce qui se passe autour de mon genre préféré, la pop. Donc on ne parlera quasiment pas ici de rap, de rn'b, et pas du tout de musique classique ou jazz.

Autour de la pop, donc, je trouve trois tendances principales :

  • du folk à n'en plus pouvoir
  • de l'électro qui explose et contamine le rock
  • du rock qui se la raconte

Du folk à n'en plus pouvoir

Jusqu'à il y a peu, le folk, c'était en gros Neil Young et la nécessité sociale d'avoir "Harvest" dans sa cédéthèque. En 2007, le frémissement du nouveau folk a grandi, avec des têtes d'affiches comme Devendra Banhart et en 2008, ce sont des groupes par dizaines qui ont cherché quelque chose de nouveau dans ce genre (en anglo-amérique et en France).

On distingue deux mouvement dans ce renouveau :

  • les "conservateurs" : ils sont dans la lignée du folk des années 70 (guitare sèche, voix aérienne) et essayent surtout d'installer une ambiance de recueillement. Ce sont Fleet Foxes, Beach House, Cocoon, Moriarty, Essie Jain ou Alela Diane.
  • les "mélangeurs" : ils héritent du retour du rock d'il y a quelques années mais ne veulent pas en faire et ils apprécient le son d'un banjo. Ils ont une petite tendance pop. Ce sont Born Ruffians et Noah and The Whale par exemple.

Bien évidemment, mes goûts pour la pop me poussent à préférer les seconds. Mais, si je veux être hype, je suis quand même obligé de trouver un groupe dans la première catégorie que je trouve vraiment mieux que les autres. Ce sera Beach House et son album "Devotion".

Mais le vrai choc a finalement été un album de 2007 : "Where has it gone, all the beautiful music of our grandparents ? It died with them, that's where it went..." de Misophone. C'est grâce à la Blogothèque que j'ai découvert ce groupe original et tout à fait confidentiel. Ces deux gars écrivent des dizaines de chansons mais ne font aucun concert. Cet album serait leur dixième mais je ne sais pas si quelqu'un a vu les neuf premiers. Ils en ont fait trois autres depuis que je n'ai pas écoutés (ça en fait quand même 13 en 5 ans...). Grâce notamment à des vieux instruments, Misophone arrive à créer un univers où je me suis plongé d'autant plus facilement qu'ils savent vraiment trouver des mélodies.

Le micro-label français "Another record" a dans les cartons de sortir un album de Misophone en France bientôt mais ça a été récemment décalé à 2009.

Misophone - Nothing down there but trees

Enfin, côté français, la compèt' était assez relevée avec les connus-en-France Cocoon et Moriarty et le connu-en-Amérique Coming soon mais en bon "défricheur de talent", je choisirais "Jump out the window" de Orouni, découvert sur Deezer, vu en concert à l'International et doué aussi pour les mélodies. Ce sont des petits parisiens, aidez-les !


De l'électro qui explose et contamine le rock

Si le folk est l'enclume sur laquelle est posée le rock, l'électro sera le marteau. Après avoir remis des guitares dans le rock, en suivant le mouvement punk de la fin des années 70, la similitude continue et c'est maintenant des claviers et des bip-bip que les groupes mettent dans leur musique, comme New Order, The Cure ou Depeche Mode dans les années 80. Heureusement, ce n'est pas toujours si mauvais et, pour moi, cette année a été l'année de la découverte d'un style que je ne pensais pas capable de créer autant d'émotions.

Evacuons d'emblée le retour de Portishead, avec l'album "Third", qui est effectivement un peu électro mais reste unique dans son genre.

Nous avons ensuite les "puristes" : peu de paroles, pas de guitares mais un sens du rythme et/ou de la mélodie certain. Je ne suis pas le plus grand fan mais j'ai beaucoup aimé l'énergie de Crystal Castles (mon premier pogo depuis longtemps (toujours ?)) et de Birdy Nam Nam en concert ou l'intensité de Fuck Buttons. Dans le même genre, Ratatat fait des choses qui s'écoutent facilement.

Enfin, dans un registre plus grand public, la tête de file a été MGMT évidemment mais j'ai préféré nettement Black Kids et leur album "Partie Traumatic", qui donne une irrésistible envie de danser. Mais les meilleurs mélangeurs de genre de l'année auront été de loin Metronomy : ils ont du faire une trentaine de remixes de chansons et ont sorti un album génial, "Nights out", où un vernis de sons blip-blip recèle une mélancolie et une émotion sincères.

Et pour clore la partie électro, citons Sébastien "Love Machine" Tellier et son délicieux "Sexuality".


Du rock qui se la raconte

thewalkmen_cover.jpg

Si l'idée générale est donc de dire que le folk et l'électro ont pris le dessus cette année, un courant plus minoritaire continue de vouloir enrichir le rock avec les bonnes vieilles ficelles. Ça a donné un style que certains trouveront pompeux, ou en tout cas chargé, dont le but est de montrer que la musique, c'est sérieux. Pour moi, ce style hérite d'Arcade Fire et de Midlake, deux groupes récents qui ont bien renouvelé le genre. C'est une musique qu'il n'est pas facile d'adopter mais j'estime que plusieurs très bons albums s'en réclament. Je ne citerai pas TV on the radio et Why? qui ne m'ont pas emballé mais plutôt :

  • "In Ear Park" de Department of Eagles et notamment l'excellente "No one does it like you"
  • "Microcastle" de Deerhunter, que j'ai mis du temps à apprivoiser mais qui recèle quelques pépites (Agoraphobia, Never stops et Microcastle)
  • Enfin et surtout, "You & Me" de The Walkmen, qui renferme une classe géniale et une profondeur qui m'ont beaucoup plus. Je conseille d'ailleurs de voir la vidéo de leur concert à Amsterdam.

Là encore, les français ne sont pas en reste et j'ai découvert (encore grâce à Deezer) il y a deux semaines "Victor, Victor" de Maison Neuve. Je suis étonné qu'un groupe de cette qualité ne soit pas plus connu : il est distribué encore par un petit label parisien, Sauvage Records et je suis très fier d'avoir l'exemplaire n° 26 de leur mini-album.

Demain, nous parlerons de la pop et du reste.

 

samedi 18 octobre 2008

Mise à jour pop

Pour répondre à la demande générale de Pit, voici les quelques bonnes chansons récoltées ces derniers mois. J'ai un peu fainéantisé et je profite donc maintenant des fonctionnalités de Deezer pour faire la playlist. C'est plus pratique mais ça reste limité puisque certains artistes pourtant indispensables sont absents sur Deezer : Coconut Records, Misophone ou encore She & Him.

Ces deux derniers, découvertes récentes méritaient largement d'être dans cette playlist, voici donc leurs myspace : Misophone, She & Him.

En gros les tendances du moment, c'est une bonne influence électro, sous l'effet de mes fréquentations bureautiques, qui se traduit par la présence de Metronomy (génial !) et Ratatat (bien sympa) et, dans une moindre mesure, des Black Kids (top !). L'autre mode du moment, c'est plein de sorties folk mais je crois que j'ai décidé que ça me saoulait un peu (sauf une belle chanson comme "Gila" de Beach House). A part ça, le nouveau Beck est vraiment bien et cette chanson de Department of Eagles me plaît beaucoup beaucoup beaucoup.

Bonne écoute.


PS : je continue de ne pas parler politique mais de bonnes choses se trouvent ici.

 

vendredi 10 octobre 2008

Résurrection

28 juin - 10 octobre : longue parenthèse pour ce blog.

Pour commencer, il m'a fallu replonger dans mes mails pour retrouver mon mot de passe de connection à l'interface de ce blog. Je crois que c'est la plus longue coupure pour ce site, qui, en plus de six ans, d'existence, n'a toujours pas su trouver un fil rouge, un thème ou une légitimité qui permette de le rendre vraiment utile pour moi et vraiment intéressant pour les autres (je suis très dans le dénigrement de moi-même en ce moment...).

Pour reprendre et avant peut-être une autre coupure de plusieurs mois, j'ai pensé à aborder les deux sujets qui me préoccupent ces derniers mois : la musique et la photographie. C'est amusant de constater comment l'abandon à moitié forcé du cinéma ("faites des enfants !") m'a conduit à me concentrer ces autres disciplines, qui présente néanmoins plusieurs avantages :

  • la photo, à mon niveau et avec mes moyens, me permet de compenser mon manque de talent/temps/implication par une frénésie d'achat constamment renouvelée ("si je suis raisonnable, j'achète le 35mm F2 à Noël et un zoom 18-200 Sigma avec la prime d'avril mais, quand même, le 31mm F1,8 est à seulement 500 euros au Canada et je devrais peut-être privilégier le 18-250 de Pentax et bla et bla et bla")
  • la musique, dans le même genre, est potentiellement infinie dans le nombre de découvertes à faire, ce qui, là encore, peut donner l'illusion d'être savant quand on constate qu'on connaît 50% des groupes dont parle Magic...

Cela fait-il de moi une meilleure personne (comme ils disent dans les séries américaines) ? Je n'en suis malheureusement pas certain mais je pense que je vais poursuivre dans cette voie encore quelques mois.

Et pour illustrer tout ça, allez voir :

  • Le superbe site "The Big Picture" du Boston Globe, qui propose des belles photos de photojournalisme
  • Mes réponses à un quizz standard sur Lastfm : amusant au début, pénible à la fin.

Et puis je mets une photo de mon "photostream" Flickr quand même :

PS : En tout cas, fidèle à son histoire, ce blog s'efforce de ne pas être trop personnel et de ne pas évoquer des événements bien plus importants qui vont arriver dans les prochains mois, comme par exemple, la naissance de mon fils en janvier...

PPS : sans rien écrire pendant six mois, les stats de ce site n'ont pas baissé : merci à ceux qui ont eu la patience de revenir ce qui se disait ici.

 

mercredi 21 mai 2008

Vampire Weekend


Vampire Weekend @ Le Trabendo, Paris | 19.05.2008
Mise en ligne par fredericpoussin

Avant d'aller écouter l'espèce de bruit ambiant produit par Fuck Buttons et Crystal Castles demain soir, le concert de Vampire Weekend, lundi soir, a confirmé que leur album est le meilleur de l'année pour l'instant et que ce groupe est grand.

Après une première partie suisse inégale et moyennement intéressante, Vampire Weekend débarque vers 21h00 et là, c'est le premier choc : ils ont vraiment vingt ans ! Le chanteur est imberbe, le clavier se fait pousser une barbe clairsemée et le bassiste sort tout droit de cours. On se dit qu'ils ont dû jouer la veille à la fête du lycée et on prend un coup de vieux méchant en réfléchissant à leurs années de naissance. En plus, leur look, notamment le chanteur, me rappelle le style convenu en vigueur à Saint Paul (voir les chaussures et le bonhomme en pied).

Sur ce, le set commence et le charme opère, comme sur l'album. Le son est nickel et les voir jouer en live confirme ce que j'en pensais : cette musique est une musique d'assemblage, fine, précise et efficace. En fait, ce concert fait penser à celui d'Arcade Fire : chaque musicien joue une partie plutôt simple mais l'ensemble produit un son très travaillé, très complet et très bien rythmé. Exemple : en écoutant l'album, on sent la présence importante des claviers dans la plupart des chansons ; sur scène, on s'aperçoit que le clavier n'a besoin que de trois doigts pour faire sa partition.

Enfin, comme sur l'album, la musique de Vampire Weekend en concert se distingue par une maîtrise du rythme exceptionnelle. Grâce à quelques lignes mélodiques simples et à une basse et une batterie excellentes, le groupe fait varier le rythme des chansons et emmène instantanément le public. C'était assez amusant parce que, dans certaines chansons, les pogos dans la fosse se limitait à quelques couplets ou refrains.

En conclusion, ces petits bourges américains du Massachussetts sont promis à un grand avenir.

Pour illustrer tout ça, deux petites chansons : M79, pour ses cordes abusées et sa mélodie et Walcott, pour le rythme.

 

jeudi 3 avril 2008

Nouvelle idole

Je m'aperçois que je n'ai pas encore parlé ici du groupe pop de ce début d'année : "Vampire Weekend" !

Ce sera l'objet d'un billet futur parce que depuis, je suis tombé sur cet article de la Blogotheque, juste après avoir vu "Darjeeling Limited", et je dois dire que Jason Schwartzmann est sur le point de rattraper Owen Wilson dans l'échelle de mes idoles.

D'une part, il a écrit et joue dans "Darjeeling Limited" et son prologue "Hotel Chevalier" et c'est probablement le meilleur de trois dans le film. Il y incarne un versant encore plus mélancolique qu'Owen Wilson. Pour une critique de ce film, allez voir sur Benzine, je suis à peu près d'accord avec tout ce qu'ils racontent et j'ajouterai que, par rapport à "La vie aquatique" et à "la Famille Tenenbaum", Wes Anderson a essayé de limiter le côté "profusion de personnages" et de se concentrer sur trois hommes, ce qui enlève un peu de piment mais élève un peu le propos.

D'autre part, il a sorti un album l'année dernière, sous le nom de "Coconut Records", dans lequel on retrouve la même mélancolie et un vrai talent pour la pop. Je vous mets "West Coast", qui en est le sommet mais sachez que tout l'album est réjouissant.

smallblueCRbag.jpg

Pour rappel, JS jouait déjà dans "Rushmore" de Wes Anderson et faisait Louis XVI dans le "Marie-Antoinette" de Sofia Coppola.

Bien évidemment, il va sans dire que je suis profondément jaloux de ce genre de personne qui, en plus, arrive à être mignon avec une moustache...

 

vendredi 1 février 2008

Premières bonnes chansons en 2008

blog_adam_spoon.jpgLightspeedChampionGalaxy.jpg

A force de me faire bourrer le mou par la presse spécialisée sur tous les génies folk qui sortent de partout (et dont certains sont pas mal, comme Beirut ou Herman Düne), j'en arrive à ne plus savoir ce que j'aime vraiment.

Dieu merci, grâce aux différents tops de la Blogotheque, j'ai trouvé un bon album rock de 2007, en l'occurence "Ga ga ga ga ga" de Spoon. Je n'avais pas complètement adoré le précédent ("Gimme fiction") mais celui-ci est vraiment très sympa et punchy. La chanson ".Rhythm & Soul" est particulièrement à mon goût : la partie allant de la 36ème à la 50ème seconde est exactement le genre de passage qui me fait frissonner par la simplicité de la mélodie et l'arrivée géniale de ce piano. En plus, ça revient plusieurs fois dans la chanson).

Et paf, dans la foulée, après en avoir entendu parler dans Magic et sur les Inrocks, j'écoute Lightspeed Champion et je tombe sur un excellent album de pop bien sautillante et légère. Il reste donc de la bonne musique dans ce bas monde...

Vous pouvez aller écouter Spoon sur deezer et Lightspeed champion sur son myspace. Je vous mets quand même une chanson de chaque.

Bon et si, comme moi, vous avez besoin de vous défouler quand vous voyez trop la gueule du ptit con, écoutez Tagada Jones.

 

vendredi 4 janvier 2008

Et la playlist 2007

Un mélange de 2006 et 2007 dans cette playlist, classée par ordre de plus grand nombre d'écoutes dans mon iTunes.

Benjamin Biolay - Bien avant

Arcade Fire - Black Mirror

The Shins - Sleeping Lessons

Peggy Lee - A doodlin' song

Midlake - Young bride

The Fiery Furnaces - I'm waiting to know you

Yael Naïm - New Soul

Caribou - Melody Day

Beirut - Postcards from Italy

Socalled and Fred Wesley - (These are) The good old days

Julien Doré - Le coup de soleil

Et, sur la fin de l'année :

Kate Nash - Foundations

Dominique A - Music Hall (Live)

The Teenagers - Homecoming

Je mets tout ça dans le radioblog.

 

jeudi 3 janvier 2008

Top musical 2007

Après les Libertines en 2004, Arcade Fire en 2005, 2007 aura été, comme 2006, une année blanche en termes de révélation (pour moi). Toute l'année, j'ai espéré tomber sur la pépite de l'année que j'adorerais vraiment et j'ai été constamment déçu. Mais on ne va pas cracher dans la soupe et il y a quand même eu de bonnes choses cette année. Voici donc une sélection de mes 5 disques préféré, dans un ordre approximatif de préférence :

seabear.jpgtrashyeye.jpgneon_bible.jpgnoshouts.jpgtgtbtq.jpg

Seabear - The Ghost That Carried Us Away

Benjamin Biolay - Trash Yéyé

Arcade Fire - Neon Bible

Electrelane - No Shouts, No Calls

The Good, The Bad & The Queen - The Good, The Bad & The Queen

C'est une sélection peu innovante avec une découverte et demi seulement dedans (Seabear et à moitié Electrelane) mais on se refait pas. Sinon, j'aurai aussi retenu quelques autres albums, comme "Andorra" de Caribou, "Loney, Noir" de Loney, Dear, "Takes" de Brisa Roché et, sur la fin, "Sound of Silver" de LCD Soundsystem, "Back to Black" d'Amy Winehouse et "Made of Bricks" de Kate Nash.

Il faut aussi reconnaître qu'une bonne partie de 2007 a été consacrée à découvrir des choses sorties en 2006 et dont j'ai pris connaissance grâce aux Top 2006 de la Blogotheque, notamment. C'est parmi ces disques de 2006 que se trouvent les deux albums que j'ai préféré cette année :

Midlake - The Trials of Van Occupanthier

The Fiery Furnaces - Bitter Tea

bittertea.jpgmidlake.jpg

On peut aussi citer, de tête, Beirut ("Gulag Orkestar") et Herman Düne ("Giant")

Du coup, je vous invite à revenir début 2009, pour savoir quels sont mes disques préférés de 2007. Ou aller voir directement les top de la Blogotheque, des Inrocks, de Magic ou de Popnews.

 

- page 1 de 2