Les filles américaines à cheveux (2/2)
Par Bertrand le dimanche 3 mai 2009, 23:33 - Musique - Lien permanent
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Un malheur n'arrive jamais seul.
Peu de temps après avoir découvert Laura Gibson, c'est carrément une horde de musiciennes américaines à cheveux qui m'a fait renoncer à tous mes préjugés.
C'est important, quand on tient une posture qu'on veut non conformiste[1], d'avoir toujours une exception à la règle qu'on se fixe. Quelques exemples : "Le Rn'B, c'est à chier mais Family Affair de Mary J. Blige est vraiment géniale" ou bien "Britney Spears est peut-être la plus grande chanteuse pop de notre temps". Mais il faut bien sûr que cette exception reste une exception et donc, de préférence, soit unique.
Dans mon a priori défavorable sur les musiciennes à cheveux longs, j'avais donc mon exception avec Laura Gibson, découverte par surprise en plus (et donc d'autant plus légitime). En plus, elle est bien inconnue donc ça le faisait vraiment (c'est pas comme si j'avais choisi Alela Diane par exemple).
Et voilà que je me mets à adorer "Still Night, Still Light" d'Au Revoir Simone...
Au Revoir Simone !!! Le groupe dont je n'ai même pas écouté le premier album tellement tout le monde disait que c'était bien ! Le prototype des filles hyper lookées mais pleines de profondeur ! Un groupe qui fait la vitrine d'agnès b. ! Des filles qui ont de genre de têtes :

Et qui prennent ce genre de poses :

A nouveau le type de filles inaccessibles qui m'a toujours énervé.
Mais...
Mais "Still Night, Still Light" est un superbe album, dans lequel on trouver des sons inédits[2], des mélodies efficaces et des paroles belles. Et les trois filles d'Au Revoir Simone ne font pas de compromis, comme le prouve l'originale "Only you can make you happy" :
MP3 : Only you can make you happy
C'est un album mélancolique et entraînant, avec des sommets comme l'entêtant "Knight of Wands". Sa qualité est constante tout au long des 12 chansons et celles-ci sont organisées de telle façon que l'écoute de l'album semble un chemin varié et nouveau.
Comme sur le long terme, je le préfère à celui de Laura Gibson, même s'il ne m'a pas donné l'émotion de celle-ci, je suis obligé de parler des deux.
Vous pouvez l'écouter sur Spotify ici et lire là la chronique de Magic qui en fait sa une au mois d'avril.


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