Une année de musique - 2008 - la pop
Par Bertrand le dimanche 28 décembre 2008, 11:23 - Musique - Lien permanent
C'est bien beau de parler des genres mineurs que sont le folk, l'électro ou le rock mais la bonne musique, ça reste la pop et cette année a vu quelques découvertes rafraîchissantes.
Deux groupes se détachent nettement (voir les stats à venir) : Coconut Records et Vampire Weekend.
Coconut Records

Coconut Records est le "groupe" de Jason Schwartzman, qui a sorti en 2007 un album ("NIghttiming") non distribué en France et que j'ai découvert en avril grâce à l'indispensable Blogothèque. Ça tombait bien parce que les beaux jours arrivaient et que cette musique est parfaite pour l'été. C'est pour moi l'essence même de la pop : une musique légère, ensoleillée, avec une voix triste et pleine de sentiments que la musique n'exprime pas. Quand, en plus, les paroles sont d'une simplicité désarmante ("Hey Don’t talk to me that way Don’t talk to me that way I don’t ever want to hear you say"), ça devient facilement le disque de l'année.
Et si ce bonhomme se révèle être un des acteurs de l'année (pour Darjeeling Limited) et qu'il est né en 1980, soit on le déteste, soit on le vénère. J'ai choisi la deuxième option. Nouvel album en janvier, le deuxième est toujours le plus dur.
Coconut Records - Easy girl (Alternate version)
Vampire Weekend

Le problème de Coconut Records, c'est qu'il est sorti en 2007, donc le disque de l'année 2008 sera plus sûrement Vampire Weekend. J'attendais depuis quelque temps de retrouver un groupe qui me marquerait vraiment. Ces dernières années, ce furent The Strokes, The Libertines et Arcade Fire mais depuis 2006, je n'ai pas eu de révélation. L'année dernière avait vu quelques bonnes idées chez The Fiery Furnaces, Midlake ou Seabear mais rien de vraiment nouveau comme peut l'être VW.
Même si Vampire Weekend montre des signes de jeunesse, l'album est vraiment bien construit et équilibré. Les voir en concert a confirmé cette impression : alors que la musique semble très riche (avec des cordes, des lignes de synthé, etc.), je me suis aperçu que chacun ne fait que jouer une partition relativement simple, l'ensemble s'orchestrant de façon parfaite. Ce concert m'a rappelé ceux d'Arcade Fire et de Thomas Fersen et c'est vraiment ce genre de concert que je préfère (même si j'ai redécouvert les concerts de gros excités).
Reste maintenant à voir comment ces jeunes gens bien élevés évolueront : ceux qui les ont vu en début et en fin de tournée peuvent déjà attester de leurs progrès. En tout cas, ça fait plaisir, parmi tous ces nouveaux groupes, d'en trouver un ou deux donc on sait qu'on voudra écouter le deuxième album.
Le reste
Dans le genre que je suis depuis longtemps mais dont j'écoute un album sur 4, j'ai vraiment beaucoup aimé le "Modern Guilt" de Beck, sorti en juillet et qui est le meilleur que je connaisse.
Pour rester dans les vieux trucs, je dois reconnaître qu'après avoir chiotté tout ce que je pouvais sur Belle & Sebastian, j'ai pris un peu de plaisir à écouter (d'une oreille distraite) les BBC Sessions de ce groupe qui, comme me l'a rappelé Jérémie, représente pour certains la base de la pop.
J'en ai déjà parlé mais je salue à nouveau la recherche et le style de Born Ruffians dont l'album "Red Yellow and Blue" a le mérite d'éviter la routine couplet-refrain-couplet et qui m'a, après plusieurs écoutes, procuré beaucoup de plaisir.
Enfin, j'ai failli oublier la copine de Jason Schwartzman, qui a sorti, elle, un album cette année : le délicieux "Volume One" sous le nom de scène de She & Him. Je parle de Zooey Deschanel, bien aidée par M. Ward et dont la meilleure chanson ("Sweet darlin'") est écrite par Jason (comme on l'appelle entre nous).


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