mardi 27 juillet 2010

Plans (bons ou mauvais) à Berlin

Il fut un temps où je partais souvent en week-end, en France, en Europe, voire par-delà les océans. Ce temps est fini et maintenant, un week-end en extra-muros est toute une aventure. Le week-end dernier, ce fut donc Berlin, sans enfants.

Berlin, sans enfants, à 31 ans, c'est un peu la dernière occasion de faire une fête décadente et droguée, en pogotant jusqu'à pas d'heure. Nous ne sommes pas faits de ce bois-là : après une pointe vers 23h30 le soir de notre arrivée, nous avons adopté un rythme plus diurne et sommes revenus à une heure de coucher plus raisonnable. Et le jour, corpore sano in mens sana, nous fîmes du vélo et visitâmes des musées.

Je ne m'étendrai pas sur l'exceptionnelle richesse culturelle et architecturale de Berlin et me limiterai à indiquer là où nous avons mangé et dire ce que j'en ai pensé. Car, en fait, ce séjour a commencé sur les chapeaux de roues en termes de qualité culinaire. A Berlin, il y a de tout et pour 5 à 10 euros, il est possible de manger de manière vraiment excellente. Je me permets d'inclure des photos que j'ai prises.

En arrivant, vers 22h00, nous sommes allés manger dans le quartier de l'hôtel[1] et nous avons trouvé un excellent falafel où, pour 3 euros, le bonhomme prépare les boulettes de falafel en direct et met des légumes frais et bons. Ça s'appelle Yarok.

Le lendemain, choix gagnant également avec Monsieur Vuong, conseillé dans la plupart des guides, et qui propose, pour 7 euros environ, des plats vietnamiens très bien équilibrés et relevés. J'ai pris une soupe Pho Hanoi.

Pour le goûter, une pâtisserie française dans Prenzlauer Berg, "le Midi", où nous avons pris des tartes à la rhubarbe meringuée plutôt réussies.

Enfin, le soir, le triplé gagnant fut complété par Tartane, un resto très agréable où l'on sert peut-être les meilleurs burgers que j'ai mangés... Le dessert (tarte aux pommes + glace) fut un peu bof.

Samedi midi, nous nous sommes courageusement aventurés à Berlin-Ouest, avons découvert le charmant marché de Schöneberg. Ce fut le passage obligé de la Currywurst, dans une des échoppes du marché. Ce plat n'a aucun intérêt sauf si vous aimez manger la ketchup directement à la cuillère. En dessert, un Tiramisu un peu germanisé, mais servi par des italiens, sur le même marché. A déguster avec un excellent café.

Pour le goûter, un salon de thé sur la Grosse Hamburger Strasse nous a servi des pâtisseries ordinaires, dans un cadre ombragé et calme.

Enfin, le soir, nous allâmes à Strandbad-Mitte, dont les raviolis ne cassent pas trois pattes à un canard mais qui propose, là encore, un cadre calme, au fond d'une impasse. Si vous assumez d'être un cadre trentenaire qui boit du vin mais qui ne fait pas de chichis, vous serez heureux dans ce restaurant.

Le lendemain, nous fûmes faibles mais le Whopper fut bon.

Voilà voilà, nous sommes quand même allés boire un verre au Tascheles, l'espèce de pseudo-squat de référence sur Oranienburger Strasse. C'est bien et quand on est vieux, ça ne fait pas trop peur (enfin avant minuit en tout cas).

Donc, en conclusion : allez chez Monsieur Vuong et chez Tartane si vous aimez les hamburgers, passez chez Yarok et au Tascheles. Et si vous aimez les marchés, allez dans le Schöneberg. Il y avait aussi tous les restos qui font un brunch le dimanche du côté de Friedrichshain.

Et voici la carte de tous ces merveilleux endroits :


Afficher WE Berlin sur une carte plus grande

Notes

[1] Hotel Honigmond Garden, très bien sur la déco et l'emplacement

 

samedi 18 octobre 2008

Balade en baie de Somme

C'est un grand classique du tourisme picard que j'ai fait samedi dernier : la traversée de la baie de Somme.

C'est une promenade à pied depuis Saint Valéry jusqu'au Crotoy, qui dure environ 3 heures. Nous étions un groupe d'une trentaine de personnes, la plupart équipées de bottes, que beaucoup ont abandonnées quand ils ont vu le guide pieds nus.

Le groupe

On se promène d'abord le long du chenal de la Somme, à quelques centaines de mètres de Saint Valéry : le sol est sablonneux et le guide nous explique tout d'abord que le simple phénomène de rencontre entre eau douce et eau salée conduit à un ensablement naturel de la baie (par agglomération des alluvions du fleuve au contact du sel). Il rappelle qu'Abbeville, Noyelles, Port-le-Grand étaient des ports de la baie de Somme il y a mille ans (aujourd'hui, Abbeville est à environ 20 km de la baie).

Saint Valéry

Le guideMais il ajoute ensuite que la politique d'aménagement de la baie a varié selon les époques et les objectifs que se fixe l'Homme : par exemple, le chenal a été construit pour développer le port de Saint Valéry en évitant le déplacement naturel du cours de la Somme (effet de fouet). Malheureusement, la construction de digues pour faire le chenal a accéléré l'ensablement de la baie, si bien que Saint Valéry, autrefois port de cargos, n'accueille plus que des barques aujourd'hui. C'est donc un guide malin que nous avons, amoureux de la baie de Somme mais pas écologiste buté. Un guide qui montrera sa parfaite connaissance des avantages et inconvénients de la chasse, de l'élevage et des différents projets autour de la baie.

Après une partie sur le sable , soit les endroits où la marée vient régulièrement, nous commençons à traverser les prés salés, zones plus élevées où l'eau ne vient que pour les grandes marées: une végétation basse peut s'y développer et c'est ici que les bergers vont faire paître les moutons. Le guide en profite pour tacler les éleveurs du Mont Saint Michel, qui ont protégé l'appellation "Mouton de pré salé", empêchant les éleveurs de la baie de Somme de l'utiliser. Du coup, ici on appelle ça "L'agneau d'Estrant" et, au passage, on fait remarquer que les animaux picards vont tous les jours paître dans des zones recouvertes par la mer (entre 100 et 300 jours par an pour avoir l'appellation) alors que les moutons du Mont restent dans des pâturages recouverts quelques fois par an seulement.

Traces de moutons en baie de Somme

Pour finir, le guide nous emmène sur les endroits les plus élevés de la baie, où la végétation a pu se développer encore plus (petits buissons) : il nous fait goûter quelques plantes, plutôt pas mauvaises (oreilles de cochons, salicorne, etc.) et nous montre aussi une hutte. Je suis bien content parce que je ne voyais pas trop comment ces espèces de cabane pour la chasse pouvaient flotter avec la marée, sans être détruite ou au moins brinquebalées. Et j'ai compris maintenant. Là encore, le guide pointe les raisons et les limites de la chasse et en profite pour s'interroger sur l'avenir des oiseaux migrateurs qui utilisent la baie de Somme comme une station-service et pourraient la perdre rapidement (plutôt à cause de l'ensablement qu'à cause de quelques cartouches). Il estime qu'aujourd'hui, l'ensablement va à peu près 100 fois plus vite que son rythme naturel.

Végétation

La balade se termine au Crotoy (la seule plage du Nord exposée au Sud !), lui aussi ancien port de pêche important aujourd'hui presque totalement ensablé. Le guide peste un peu contre la digue qui a été refaite pour 1 million d'euros ou les efforts faits pour faire couler un ruisseau directement dans la baie (le Dien), qui ont coûté 600 000 euros...

Si nous n'avons que la traversée, il est possible de passer une journée complète, avec trajet en train à vapeur du Crotoy à Saint Valéry puis retour à pied par la baie. Ça fait une belle sortie pour le week-end depuis Paris.

Le trajet approximatif dans Google Maps (pour ceux qui se demandent, tous les ronds dans la baie ne sont pas un signe de vie extra-terrestre mais seulement les bassins devant les 159 huttes pour attirer les canards) :


Agrandir le plan
 

samedi 29 mars 2008

Naples, Pompéi, Capri, Stromboli

C'est par ici sur Flickr :

Les antennes
 

samedi 17 novembre 2007

Jaipur, Pushkar, Jodhpur, Ranakpur et Udaipur

Une semaine après le retour...

La cour d'entrée Palais lacustre de maharajah Argent et turbans Pushkar Vue sur le lac Impressionnante MehrengarLa ville bleue (merci iPhoto) Sortie Les enfants 1444 poteaux Ambassador Superbe Udaipur Diwali toujours Le maharanah Vache

 

vendredi 2 novembre 2007

Bombay, Agra, Fatehpur Sikri et Deeg

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samedi 27 octobre 2007

Au coin de la Hollande

Sur les bons conseils de Tidde, j'entreprends de faire une longue balade à vélo de La Haye à Delft en passant par Hoek-van-Holland. Après avoir réglé la selle du vélo d'Anne, je pars vers la Schoolstraat, où se trouve une librairie de voyage dans laquelle je pourrais trouver une carte des pistes cyclables de la région. La librairie est fermée et je m'en tiens donc à prendre un café et un croissant avant de partir vraiment. Finalement, je n'aurai quasiment jamais besoin de carte, tellement les pistes sont nombreuses et bien indiquées. Cela dit, heureusement que Tidde m'avait expliqué qu'il fallait aller à Kijkduin pour prendre la piste le long de la mer car les panneaux indiquent une route plus directe mais moins sympa vers Hoek-van-Holland.

Sur la route vers Kijkduin qui ne sort jamais de la ville, je traverse des quartiers résidentiels et, à un moment, un jardin municipal charmant. Il y a un petit canal, des jolis arbres et des animaux. Je crois voir un héron en pleine ville ! Finalement, j'arrive à Kijkduin, qui est la deuxième station balnéaire de La Haye. Il est 10h15, un vendredi et tout est fermé sauf un hôtel. La station n'a rien de particulier mais en arrivant sur le front de mer, la vue est frappante : la mer est déchaînée, elle est grise et semble froide (on reconnaît bien la mer du Nord), au large passent de nombreux tankers énormes et au Sud, on voit des docks et des usines du bout du port de Rotterdam. Il n'y a quasiment personne sur la plage, pas mal de vent, c'est vraiment une sensation étonnante, qui contraste beaucoup avec le calme de la ville.

De là je pars vers le Sud et le "Coin de la Hollande" en empruntant la piste qui passe derrière les dunes (on ne voit pas la mer) mais légèrement au-dessus des polders. Cette piste fait partie d'une longue piste qui suit tout le littoral néerlandais. Elle est effectivement très agréable : il n'y quasiment personne, peu de vent grâce aux dunes, et une belle vue sur le polder. Peu avant d'arriver dans la ville de Monster, je redescends sur la plage où je suis cette fois-ci vraiment tout seul. Même mer déchaînée, même panorama mais une nouveauté : sur la plage, des jeeps de l'armée ou de la police apprennent à rouler sur le sable. Derrière l'instructeur, elle font des tours, se garent ou roulent simplement.

Après Monster commence le royaume de la serre. Partout, protégées par les dunes, des serres ont été construites pour cultiver des radis, des tomates, des fleurs, etc. Cela donne aussi une belle vision. J'essaie, avec difficulté et à contre-jour, de prendre une photo avec des serres et un moulin. Dans certains cas, les serres entourent la maison du propriétaire, souvent neuve mais pas toujours de bon goût. Les enfants jouent au tracteur avec leur père.

A un moment, les serres cèdent leur place à des constructions pas très éloignées : des séries de maisons de vacances très serrées, très petites et très uniformes. L'analogie est amusante. A un moment, j'ai même droit à un coin de ciel bleu.

Alors que j'imaginais les Pays-Bas hyper denses et avec des gens partout, je suis la plupart du temps le seul sur la piste.

Finalement, j'arrive à Hoek-van-Holland et je redescend sur la plage. Il y a un chemin en béton qui a été posé sur la plage, probablement pour descendre des bateaux ou pour permettre à des handicapés de voir la mer. Sur la même plage, des poteaux avec des panneaux ont été plantés pour permettre de faire de la pub sur la plage ! Les pays-Bas sont étonnants avec ce mélange d'écologie et de tolérance d'une part, de commerce et d'argent d'autre part.

En approchant du vrai "coin de la Hollande", la piste s'éloigne du littoral et je peine un peu à trouver ce "coin". Je gare finalement le vélo et continue à pied : il y a une promenade le long du fleuve qui permet d'admirer les tankers qui passent. Pour garantir une sortie facile du port, un "pier" a été construit. Dans sa première partie, il est constitué essentiellement de blocs de pierre dont la plupart ont un anneau. Est-ce pour pouvoir les replacer ? Des centaines de mouettes restent là à attendre l'arrivée d'une nourriture amenée par les vagues, tout en se tenant à l'écart des pêcheurs et des passants. Au bout du pier, il y a un phare et une belle vue sur l'entrée du port. En tout cas, ça y est, je suis bien au Coin de la Hollande !

Je repars en passant par la plage et me met en quête d'un endroit où manger. Je me dirige vers la ville de Hoek-van-Holland et passe devant des restaurants fermés. Il faut savoir que la moitié des restaurants néerlandais ont un nom français et à Hoek-van-Holland, un restaurateur à voulu faire français mais s'est un peu trompé ! Finalement, j'atterris, près du terminal de ferries, dans un "Vishandel", c'est-à-dire une petite échoppe qui vend du poisson. Je fais confiance aux marins qui y mangent et j'ai bien raison car mon cabillaud frit est délicieux ! Après quelques courses chez Albert Heinje, je repars, vers Delft cette fois.

Je déprime un peu quand je vois "Delft 18 km" mais je n'ai pas vraiment le choix et là encore, la piste est rapidement agréable. Elle passe à nouveau dans un parc à Hoek-van-Holland, puis elle emprunte une petite route de campagne bordée d'arbres et réservée aux cyclistes. Là, il y a plus de champs mais toujours pas grand-monde. Puis la piste s'arrête et il faut rouler avec les voitures puis le long d'une grosse route. Il y a du vent, c'est assez pénible. Si bien que quand je vois un itinéraire vert (c'est-à-dire pittoresque) qui rajoute 4 km vers Delft, je le prends quand même. Me voilà à nouveau sur des routes réservées aux cyclistes, au milieu des serres et rencontrant toutes sortes d'animaux. Durant toute cette journée, j'aurais vu des chats, des chiens, des chevaux, des boeufs, des vaches, des moutons, des autruches, des biches, des hérons, des pies, des mouettes, des pigeons, des poules. Je suis très étonné car malgré le niveau de vie élevé des Pays-Bas, de nombreuses maisons ont encore une basse-cour ou deux moutons dans le jardin.

En approchant de Delft, le trafic cycliste se fait plus dense. En particulier, de nombreux lycéens reviennent à vélo de Delft. Parmi les cyclistes circulent quelques mobylettes et je constate une autre particularité néerlandaise : le casque n'est pas obligatoire ! Même les policiers ne le portent pas !

A Delft, je me fie au guide vert que m'ont passé Anne et Tidde et fait le tour de la ville. Je rentre dans la "Nouvelle Eglise", qui abrite les sépultures de tous les rois et reines de la dynastie d'Orange-Nassau, qui a libéré les Pays-Bas de l'occupant espagnol et règne toujours sur le pays. Seul Guillaume III, également roi d'Angleterre, est enterré à Westminster. Et donc, dans cet équivalent de la Basilique de Saint-Denis, j'admire le travail raffiné des vitraux de cette église réformée (je suis mauvaise langue). Comme j'ai un peu de temps, je visite l'église comme je n'ai jamais visité une église : en lisant tout le prospectus et en cherchant dans l'église les différents éléments dont il parle. J'apprécie particulièrement la mention au-dessus du mausolée de Guillaume Ier, qui indique qu'il a levé par deux fois des armées pour combattre le roi d'Espagne et cela "à ses frais" ! Cette mention fait écho à une discussion de la veille où Anne et Tidde m'expliquait qu'il fallait que le Premier Ministre habite dans un logement modeste car il est payé avec les sous de l'Etat. Déjà au XVIème siècle, l'investissement financier personnel du roi avait son importance.

Le tour continue dans la belle ville de Delft, plus typique et charmante que La Haye. Il finit dans l'"Ancienne Eglise", l'autre grand bâtiment religieux de la ville, dont la tour penche sérieusement. Avant de partir, je part à la recherche d'une assiette en porcelaine royale de Delft dont le motif est le personnage pour enfants Miffy. Je me dis que Louise sera contente de manger sa banane matinale là dedans. Je vais d'abord au centre Vermeer de la ville, où l'assiette est en vitrine. Le centre devrait être ouvert mais une affiche indique qu'il est fermé pour cause de faillite ! Le français habitué à la culture subventionnée que je suis hallucine gentiment devant ce fait, alors que Vermeer est un des personnages les plus illustres de la ville. Finalement, j'en trouve une autre dans un magasin de porcelaine. La dame va me chercher l'assiette et m'indique le prix : 119 euros ! J'aime ma fille mais je renonce.

Enfin, le retour à La Haye, avec énormément de vélos et, à nouveau, un héron au milieu de la ville. J'ai fait 50 km et je suis content. Merci à Tidde pour le plan, merci à Anne pour le vélo et merci à tous les deux pour l'accueil.
Toutes les photos sont . Et la playlist, c'est en pièce jointe de ce billet (si vous êtes sur la page d'accueil, cliquez sur le titre du billet.
 

samedi 14 juillet 2007

Week-end à Helsinki

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Pour ceux qui, comme Cécile, préfèrent les voir sous forme de galerie, c'est par là. Pour les autres, cliquez "Voir la suite".

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mardi 13 février 2007

Le voyage au Mexique

Je l'annonçais plus bas, voici enfin les photos du voyage au Mexique. Je les ai toutes titrées et commentées pas mal mais ça n'empêche qu'il y en a beaucoup. Pour les voir, il faut cliquer sur l'image.

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