


Alors que le deuxième tome de "Pascal Brutal" est sorti mais que je ne l'ai pas encore lu, je reviens sur trois BDs, éditées en petit format (environ A5) et plutôt intéressantes :
- Une BD d'Emmanuel Guibert (que j'ai découvert par "Le Photographe"), qui s'appelle "La guerre d'Alan" (L'Association). Il y raconte la deuxième guerre mondiale vécue par Alan Ingram Cope, un américain devenu un de ses amis. Le récit est ordinaire mais instructif et surtout précis et très bien illustré par Guibert (j'aime bien son dessin)
- Dans un genre plus profond et inquiétant, "Ghost World" et "Caricature" de Daniel Clowes. J'ai enfin décidé de me plonger dans Daniel Clowes, l'un des auteurs américains de BD les plus reconnus ici (son dernier, "Ice Haven" avait été unanimement salué). J'ai préféré "Ghost World", qui a donné lieu à une adaptation en film, très bien (avec Scarlett Johansson) et en série, sous le nom de Daria, sur MTV. En gros, ça raconte l'adolescence de deux copines qui détestent tout, jusqu'au jour où l'une des deux en a marre. L'autre, "Caricature", est un recueil d'histoires un peu malsaines (je m'excuse d'ailleurs auprès d'Ali) et dérangeantes. Le thème principal de Clowes est l'adolescence et le mal-être qui l'accompagne et je trouve qu'il en parle bien.
- Enfin, un peu dans le même style mais d'une autre origine, "L'amour est une protéine" de Choi Kyu-Sok, un mahnwan coréen, également recueil d'histoires dérangeantes : comme il le dit dans la préface, l'auteur veut faire de la BD pour décrire des situations sociales pas forcément drôles. C'est plus ou moins fin mais j'apprécie ces ouvrages courageux et difficiles. Et en plus, c'est très bien dessiné.
PS : pour tout ça, merci aux bibliothèques de Paris (Clowes) et de Saint-Martin-de-Ré (Guibert et Choi).
PPS : le style un peu bizarre de ce billet est inspiré du style de la narration de "La guerre d'Alan", que je viens de finir.
Toujours grâce à la bibliothèque, j'ai pris "Pourquoi j'ai tué Pierre", un album d'Alfred et d'Olivier Ka, qui a été couronné d'un prix "Essentiel d'Angoulême" en janvier. Et j'ai pris un choc. Cette BD est entrée dans la catégorie des oeuvres, rares, et de BD, encore plus rares, qui m'auront bouleversé. Au point que le sommeil fut dur à trouver une fois le livre refermé. Pourquoi ?

Sur les conseils du Jury du Festival d'Angoulême et des Editions Cornelius (que je respecte profondément), j'ai acheté (chez Ternisien Duclercq) "NonNonBâ", de Sigeru Mizuki, premier "manga" prix du meilleur album d'Angoulême.


