samedi 28 juin 2008

Deux poids, deux mesures

Dans Libé hier sur les dissensions dans la majorité sur l'inclusion dans la Constitution d'un article anti-Turquie :

A ceux qui s’inquiètent qu’un président pro-turc puisse un jour imposer aux Français une adhésion dont ils ne veulent pas, Fillon explique qu’ils ont les garanties nécessaires grâce au «référendum d’initiative populaire».

Bizarrement, on n'a pas entendu grand monde (et pas vraiment libé non plus) quand "un président pro-Constitution européenne a imposé aux Français une ratification dont ils ne veulent pas".

 

jeudi 5 juin 2008

Les niches des riches

Un rapport parlementaire sur les niches fiscales résumé ici et (le deuxième lien est mieux).

Un cas pratique .

Je retiendrai l'expression "Un impôt juste est un impôt simple". Et l'impôt sur le revenu semble pas mal pour ça...

 

lundi 26 mai 2008

6 différences

Après le déjà très joli "5 differences", Ivory sort "6 differences", sur le même concept et avec une réalisation graphique qui m'a plus impressionné que dans le premier.

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PS : pour ceux qui aiment bien les jeux sur Internet, devenez mon ami sur Kongregate (cherchez bertouille).

 

mercredi 21 mai 2008

Vampire Weekend


Vampire Weekend @ Le Trabendo, Paris | 19.05.2008
Mise en ligne par fredericpoussin

Avant d'aller écouter l'espèce de bruit ambiant produit par Fuck Buttons et Crystal Castles demain soir, le concert de Vampire Weekend, lundi soir, a confirmé que leur album est le meilleur de l'année pour l'instant et que ce groupe est grand.

Après une première partie suisse inégale et moyennement intéressante, Vampire Weekend débarque vers 21h00 et là, c'est le premier choc : ils ont vraiment vingt ans ! Le chanteur est imberbe, le clavier se fait pousser une barbe clairsemée et le bassiste sort tout droit de cours. On se dit qu'ils ont dû jouer la veille à la fête du lycée et on prend un coup de vieux méchant en réfléchissant à leurs années de naissance. En plus, leur look, notamment le chanteur, me rappelle le style convenu en vigueur à Saint Paul (voir les chaussures et le bonhomme en pied).

Sur ce, le set commence et le charme opère, comme sur l'album. Le son est nickel et les voir jouer en live confirme ce que j'en pensais : cette musique est une musique d'assemblage, fine, précise et efficace. En fait, ce concert fait penser à celui d'Arcade Fire : chaque musicien joue une partie plutôt simple mais l'ensemble produit un son très travaillé, très complet et très bien rythmé. Exemple : en écoutant l'album, on sent la présence importante des claviers dans la plupart des chansons ; sur scène, on s'aperçoit que le clavier n'a besoin que de trois doigts pour faire sa partition.

Enfin, comme sur l'album, la musique de Vampire Weekend en concert se distingue par une maîtrise du rythme exceptionnelle. Grâce à quelques lignes mélodiques simples et à une basse et une batterie excellentes, le groupe fait varier le rythme des chansons et emmène instantanément le public. C'était assez amusant parce que, dans certaines chansons, les pogos dans la fosse se limitait à quelques couplets ou refrains.

En conclusion, ces petits bourges américains du Massachussetts sont promis à un grand avenir.

Pour illustrer tout ça, deux petites chansons : M79, pour ses cordes abusées et sa mélodie et Walcott, pour le rythme.

 

mardi 13 mai 2008

Revival

C'est amusant : je travaille ce soir sur un document à rendre pour demain et je me prends, à plusieurs reprises, à faire des phrases longues, alambiquées et confuses. Ce travers m'a beaucoup été reproché durant ma scolarité et c'est vrai que, sous le coup de la fatigue, j'y reviens un peu naturellement.

Dans le même temps, je me suis mis une playlist que je n'écoute jamais plus, la playlist "Collège-Lycée", qui regroupe les albums parus entre 1991 et 1996 (avec, entre autres, du Noir Désir, les excellents Diabologum et l'agréable Miossec). Tout ça me replonge dans mes années de lycée et je me rappelle qu'une des plus grandes fiertés de ma vie a été le 17/20 obtenu à l'écrit du bac de français grâce à des cours particuliers de ma prof de français, quelques semaines avant le bac, qui m'ont permis de simplifier mon propos et d'aller à l'essentiel.

Je ne pensais pas pouvoir revivre de manière si vivace ce souvenir si lointain...

 

lundi 12 mai 2008

Corrida

Corrida

Première (et probablement dernière) corrida ce week-end, dans les Arènes de Nîmes. Au programme, un espagnol élégant (Enrique Ponce), une superstar biterroise (Sébastien Castella) et un héritier venu sur le tard (Cayetano).

L'idée d'aller à cette corrida était de se faire une idée plus précise de la chose, sachant que, sur le principe, je suis hostile à un jeu consistant à tuer un animal après l'avoir fait souffrir.

Une corrida consiste à l'exécution de 6 toros (2 par matador) selon un ordre très établi :

  • le taureau entre dans l'arène et quelques toreros, dont le chef, l'attendent : il est en forme, il court vite, les toreros font quelques passes pas trop proches : cette partie, ça va ;
  • assez rapidement, la phase suivante s'engage. Des picadors entrent : il piquent deux fois le toro dans le dos avec de longues lances. Ensuite, deux assistants plantent un total de 6 banderilles dans le dos de la bête. Là, c'est pénible : le taureau saigne assez abondamment et ce sont des trucs vraiment pointus qu'on lui rentre dans la peau.
  • après cela, le taureau est affaibli et le matador peut faire des passes plus lentes, plus risquées, plus proches. C'est le coeur de la corrida, où l'homme doit contrôler la bête de 500 kg de la façon la plus élégante et maîtrisée possible. De ce que j'ai vu, c'est souvent inégal, parfois beau, parfois pénible.
  • enfin vient la mise à mort. Une fois suffisamment affaibli ou quand ça suffit, le torero se met dans l'idée de planter une épée dans le cou de l'animal, jusqu'au coeur. Ça manque pas de louper et de s'y reprendre à deux ou trois fois. Autant dire que cette phase, sans que ce soit la boucherie qu'on m'avait annoncée, peut être la plus pénible, surtout si on se met à la place du taureau.

Au final que retenir de cette corrida ? J'y ai confirmé l'ambiguïté que j'attendais : d'un côté, c'est assez dégueulasse et gratuit et de l'autre, ça peut être joli et agréable à voir. A la fin du premier toro notamment, j'étais complètement partagé entre ces deux sentiments (la "faena" de Ponce m'avait bien plu). En tout cas, la qualité du spectacle (la corrida était moyenne) ne m'a pas convaincu de renoncer à mon a priori.

Par contre, passer la fin de matinée dans les Arènes de Nîmes ensoleillées est un plaisir non négligeable. Sinon, quand on a lu Astérix en Ibérie, on ne peut pas s'empêcher de trouver les matadors un peu ridicules avec leurs poses très fières. Et quand on a lu Desproges[1] et qu'on voit que la tenue des toreros (petit cul et grosses épaules) est la même que celle des toros, c'est un peu rigolo aussi.

Notes

[1] "Les espagnols sont un peuple fier et ombrageux, avec un tout petit cul pour éviter les coups de cornes."

 

vendredi 25 avril 2008

Conneries

Hier soir, ma tendre mère me demandait pourquoi je ne regardais pas Sarkozy interviewé par Saint Yves Calvi.

J'ai répondu : "Pour pas m'énerver devant toutes les conneries et mensonges qu'il va dire et que les journalistes (y compris YC) ne reprendront pas".

Ce matin, je ne regrette pas : Y a-t-il un conseiller économique à l'Elysée ?

Et je ne vérifie pas si un de ces courageux journalistes l'a un peu titillé sur les liens, en vrac, entre non régularisation de sans-papiers qui travaillent et nourrissent plusieurs personnes dans leur pays d'origine, miles pour les policiers qui les escortent et niveau de l'aide au développement de la France.

 

jeudi 3 avril 2008

Nouvelle idole

Je m'aperçois que je n'ai pas encore parlé ici du groupe pop de ce début d'année : "Vampire Weekend" !

Ce sera l'objet d'un billet futur parce que depuis, je suis tombé sur cet article de la Blogotheque, juste après avoir vu "Darjeeling Limited", et je dois dire que Jason Schwartzmann est sur le point de rattraper Owen Wilson dans l'échelle de mes idoles.

D'une part, il a écrit et joue dans "Darjeeling Limited" et son prologue "Hotel Chevalier" et c'est probablement le meilleur de trois dans le film. Il y incarne un versant encore plus mélancolique qu'Owen Wilson. Pour une critique de ce film, allez voir sur Benzine, je suis à peu près d'accord avec tout ce qu'ils racontent et j'ajouterai que, par rapport à "La vie aquatique" et à "la Famille Tenenbaum", Wes Anderson a essayé de limiter le côté "profusion de personnages" et de se concentrer sur trois hommes, ce qui enlève un peu de piment mais élève un peu le propos.

D'autre part, il a sorti un album l'année dernière, sous le nom de "Coconut Records", dans lequel on retrouve la même mélancolie et un vrai talent pour la pop. Je vous mets "West Coast", qui en est le sommet mais sachez que tout l'album est réjouissant.

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Pour rappel, JS jouait déjà dans "Rushmore" de Wes Anderson et faisait Louis XVI dans le "Marie-Antoinette" de Sofia Coppola.

Bien évidemment, il va sans dire que je suis profondément jaloux de ce genre de personne qui, en plus, arrive à être mignon avec une moustache...

 

samedi 29 mars 2008

Naples, Pompéi, Capri, Stromboli

C'est par ici sur Flickr :

Les antennes
 

mercredi 12 mars 2008

Taser débouté : une bonne chose

En ces temps où le manque d'humanité est élevé au rang de politique officielle de la République, ça m'a fait plaisir d'entendre que le juge des référés à rejeté ce matin la plainte de la société distributrice du Taser contre Amnesty. C'est un jugement au référé sur une question subsidaire (la publication par Amnesty d'un communiqué hostile à Taser) et donc pas un jugement au fond mais compte tenu que cet engin est classé par l'ONU dans les armes de torture (torture qui est bien interdite en France, non ?) et que bientôt 8000 policiers et gendarmes en seront équipés, c'est une petite victoire pour les Droits de l'Homme qui mérité d'être saluée.

 

mardi 19 février 2008

Les hommes aussi ont droit à la pub

J'ai acheté aujourd'hui le premier numéro de GQ ("Gentlemen's Quarterly") édition française, magazine masculin qui se place délibérément sur un créneau plus mature et classe que les FHM, Maximal ou Max. Et ce premier numéro, vendu 1 euro au lieu de 3,4 euros, rejoint effectivement les fleurons de la presse de mode féminine en ce qui concerne la quantité de pub. La dernière fois que j'en ai vu autant, c'est dans le numéro de Elle spécial mode.

Dans GQ, il faut attendre la page 30 pour avoir autre chose qu'une pub, et c'est le sommaire, puis la page 42 pour le premier article (après l'édito page 37 et cet article est sur le magazine GQ) et enfin la page 77 pour le premier "vrai" article, qui ne parle pas du magazine lui-même ou de son making-of ! Belle perf !

Devant ça, je n'ai pu que me saisir de mon Google Docs et Tableur et représenter la part relative de chaque type de contenu dans le magazine. Si on distingue la pub déguisée[1] de la pub, c'est le "contenu éditorial" qui gagne finalement mais si on additionne pub et pub déguisée, c'est la pub qui gagne. Ouf !


C'est un peu dommage de voir ça parce qu'à côté la mise en page est plutôt élégante (notamment la rubrique "Salon") et plusieurs articles ont l'air intéressants.

Notes

[1] j'appelle pub déguisée toutes les pages de photos ou d'articles qui ne servent qu'à donner des noms de marque. Ce sont généralement des vêtements élégamment portés par un mannequin mais ça peut aussi, ici, être des parfums ou des gadgets technologiques

 

samedi 16 février 2008

Lense Party #7

cliquer sur la photo et voir Lense.fr

 

samedi 9 février 2008

Souffle

Grâce au bon blog de François Clemenceau, je suis les élections primaires américaines et découvre ce matin une chanson composée à partir d'un discours d'Obama. Les américains ont quand même une capacité incroyable à trouver des hommes politiques avec un souffle qu'on ne connaît pas en France. Et les artistes arrivent à en faire des chansons qui savent vraiment jouer sur les notions d'espoir, de destin, d'unité et d'une manière générale de spiritualité qui caractérisent à mon sens la politique américaine. En France, c'est une chanson comme "T'auras mon vote Bayrou, ma voix Bayrou" qui illustre bien aussi la façon dont la politique est approchée : trop sérieux pour en faire des chansons, sauf si elles sont drôles.

La vidéo et les paroles de "Yes we can" :

It was a creed written into the founding documents that declared the destiny of a nation.

Yes we can.

It was whispered by slaves and abolitionists as they blazed a trail toward freedom.

Yes we can.

It was sung by immigrants as they struck out from distant shores and pioneers who pushed westward against an unforgiving wilderness.

Yes we can.

It was the call of workers who organized; women who reached for the ballots; a President who chose the moon as our new frontier; and a King who took us to the mountaintop and pointed the way to the Promised Land.

Yes we can to justice and equality.

Yes we can to opportunity and prosperity.

Yes we can heal this nation.

Yes we can repair this world.

Yes we can.

We know the battle ahead will be long, but always remember that no matter what obstacles stand in our way, nothing can stand in the way of the power of millions of voices calling for change.

We have been told we cannot do this by a chorus of cynics...they will only grow louder and more dissonant ........... We've been asked to pause for a reality check. We've been warned against offering the people of this nation false hope.

But in the unlikely story that is America, there has never been anything false about hope.

Now the hopes of the little girl who goes to a crumbling school in Dillon are the same as the dreams of the boy who learns on the streets of LA; we will remember that there is something happening in America; that we are not as divided as our politics suggests; that we are one people; we are one nation; and together, we will begin the next great chapter in the American story with three words that will ring from coast to coast; from sea to shining sea --

Yes. We. Can.

Et la vidéo de la reprise de K-maro :

 

vendredi 8 février 2008

Pas le temps...

Je n'ai pas le temps (ni le courage) d'écrire sur la ratification du Traité de Lisbonne mais je ressens la même chose qu'Emmanuel et José : un dégoût devant ce piétinement de la démocratie et du peuple et la crainte et la tristesse de constater que les beaux jours des Droits de l'Homme et du Citoyen sont derrière nous dans ce pays. Sans parler du traitement de ce vote dans les médias...

 

samedi 2 février 2008

Arbre inconscient


Arbre inconscient, originally uploaded by Bertrand Pailhès.

Ce n'est pas malin de bourgeonner début février...

 

vendredi 1 février 2008

Premières bonnes chansons en 2008

blog_adam_spoon.jpgLightspeedChampionGalaxy.jpg

A force de me faire bourrer le mou par la presse spécialisée sur tous les génies folk qui sortent de partout (et dont certains sont pas mal, comme Beirut ou Herman Düne), j'en arrive à ne plus savoir ce que j'aime vraiment.

Dieu merci, grâce aux différents tops de la Blogotheque, j'ai trouvé un bon album rock de 2007, en l'occurence "Ga ga ga ga ga" de Spoon. Je n'avais pas complètement adoré le précédent ("Gimme fiction") mais celui-ci est vraiment très sympa et punchy. La chanson ".Rhythm & Soul" est particulièrement à mon goût : la partie allant de la 36ème à la 50ème seconde est exactement le genre de passage qui me fait frissonner par la simplicité de la mélodie et l'arrivée géniale de ce piano. En plus, ça revient plusieurs fois dans la chanson).

Et paf, dans la foulée, après en avoir entendu parler dans Magic et sur les Inrocks, j'écoute Lightspeed Champion et je tombe sur un excellent album de pop bien sautillante et légère. Il reste donc de la bonne musique dans ce bas monde...

Vous pouvez aller écouter Spoon sur deezer et Lightspeed champion sur son myspace. Je vous mets quand même une chanson de chaque.

Bon et si, comme moi, vous avez besoin de vous défouler quand vous voyez trop la gueule du ptit con, écoutez Tagada Jones.

 

vendredi 4 janvier 2008

Et 3 bons films pour le début 2008

Cette année, vu le nombre de fois que je suis allé au cinéma, je ne vais pas m'hasarder à établir un classement pour 2007. Par contre, à la faveur d'une absence de quelques jours de Louise, on a été voir trois bons films que je ne peux que recommander.

18821588.jpgLe meilleur, le plus profond et le plus abouti, c'est "Les promesses de l'ombre" de David Cronenberg. Après un "History of Violence" assez consensuel, Cronenberg obscurcit à nouveau son art et propose une oeuvre belle et riche. Je n'ai pas vu beaucoup de films de lui mais j'avais beaucoup aimé "Spider" et on retrouve dans "Les promesses..." cette ambiance sombre et prenante. J'ai toujours un peu de mal avec son goût pour la mutilation des corps (j'ai pas vu "Crash") mais après coup, je m'aperçois que les scènes très violentes et très dures sur le moment contribuent à installer cette ambiance. Sans elles, le film ne serait probablement pas aussi bon.

18824866.jpgDans le même registre, ambiance sombre et mafia russe, le nouveau film de James Gray, "La nuit nous appartient", est également une réussite. Dans celui-ci, c'est surtout la mise en scène et certaines scènes qui sont très très réussies : la scène d'entrée dans la boite de nuit, la poursuite en voiture et la scène finale dans les roseaux. A côté de ça, le scénario est malheureusement un peu trop convenu.

18807224.jpgEnfin, et c'est toujours du bon cinéma, on a vu aussi "Les femmes de ses rêves" des frères Farrelly et il faut bien avouer que c'est drôle. J'aime beaucoup Ben Stiller et ça aide probablement mais on a quand même bien rigolé pendant le film, qu'on a vu en VF pourtant ! Certains regrettent que le côté scato/potache soit moins prononcé que dans des films précédents mais au contraire, je trouver que grâce à leur rareté, les scènes vraiment trash sont encore plus drôles et surprenantes.

 

Et la playlist 2007

Un mélange de 2006 et 2007 dans cette playlist, classée par ordre de plus grand nombre d'écoutes dans mon iTunes.

Benjamin Biolay - Bien avant

Arcade Fire - Black Mirror

The Shins - Sleeping Lessons

Peggy Lee - A doodlin' song

Midlake - Young bride

The Fiery Furnaces - I'm waiting to know you

Yael Naïm - New Soul

Caribou - Melody Day

Beirut - Postcards from Italy

Socalled and Fred Wesley - (These are) The good old days

Julien Doré - Le coup de soleil

Et, sur la fin de l'année :

Kate Nash - Foundations

Dominique A - Music Hall (Live)

The Teenagers - Homecoming

Je mets tout ça dans le radioblog.

 

jeudi 3 janvier 2008

Top musical 2007

Après les Libertines en 2004, Arcade Fire en 2005, 2007 aura été, comme 2006, une année blanche en termes de révélation (pour moi). Toute l'année, j'ai espéré tomber sur la pépite de l'année que j'adorerais vraiment et j'ai été constamment déçu. Mais on ne va pas cracher dans la soupe et il y a quand même eu de bonnes choses cette année. Voici donc une sélection de mes 5 disques préféré, dans un ordre approximatif de préférence :

seabear.jpgtrashyeye.jpgneon_bible.jpgnoshouts.jpgtgtbtq.jpg

Seabear - The Ghost That Carried Us Away

Benjamin Biolay - Trash Yéyé

Arcade Fire - Neon Bible

Electrelane - No Shouts, No Calls

The Good, The Bad & The Queen - The Good, The Bad & The Queen

C'est une sélection peu innovante avec une découverte et demi seulement dedans (Seabear et à moitié Electrelane) mais on se refait pas. Sinon, j'aurai aussi retenu quelques autres albums, comme "Andorra" de Caribou, "Loney, Noir" de Loney, Dear, "Takes" de Brisa Roché et, sur la fin, "Sound of Silver" de LCD Soundsystem, "Back to Black" d'Amy Winehouse et "Made of Bricks" de Kate Nash.

Il faut aussi reconnaître qu'une bonne partie de 2007 a été consacrée à découvrir des choses sorties en 2006 et dont j'ai pris connaissance grâce aux Top 2006 de la Blogotheque, notamment. C'est parmi ces disques de 2006 que se trouvent les deux albums que j'ai préféré cette année :

Midlake - The Trials of Van Occupanthier

The Fiery Furnaces - Bitter Tea

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On peut aussi citer, de tête, Beirut ("Gulag Orkestar") et Herman Düne ("Giant")

Du coup, je vous invite à revenir début 2009, pour savoir quels sont mes disques préférés de 2007. Ou aller voir directement les top de la Blogotheque, des Inrocks, de Magic ou de Popnews.

 

Une année de concerts

En plus du top 2007, j'en profite pour passer en revue les différents concerts vus cette année. Après le concert de Jarvis Cocker en novembre 2006, premier concert d'un artiste non français qu'on ait vu et premier concert depuis longtemps, j'ai explosé mon record de concerts dans l'année en voyant 7 concerts !

Ils se divisent en deux catégories : les propres et les sales.

Les concerts propres sont les concerts où l'artiste ou le groupe s'est efforcé de restituer a minima le son de ses albums, voire de proposer des nouvelles versions, sans dégrader la qualité de la musique. Ce sont les meilleurs concerts et le meilleur que j'aie vu cette année était le concert de Dominique A au Centre Pompidou. Le son était nickel, puissant, précis et il avait réarrangé plusieurs chansons dans des versions vraiment intéressantes. La preuve que ce concert était bon était que même les chansons inédites étaient prenantes. Dans cette catégorie, on peut aussi mettre Arcade Fire et The Good, The Bad & The Queen (mais le concert était trop court). Pour le concert de Thomas Fersen en duo ukulélé, c'était propre mais le ukulélé est un peu répétitif et je ne suis pas sûr que ces versions aient apporté grand' chose.

Les concerts sales sont les concerts où l'artiste ou le groupe utilisent le concert pour se défouler et en profite pour saturer toutes ses chansons. Du coup, à moins de très bien connaître les chansons, on ne les reconnaît pas, on est encore moins pris par le concert et l'équilibre appréciable des chansons sur les albums est anéanti. Le pire de l'année de ce point de vue a été le concert des Fiery Furnaces, pour lesquels l'équilibre fragile des sons mis dans les chansons n'a pas besoin de beaucoup pour devenir pénible. Cocorosie et, dans une moindre mesure, Benjamin Biolay ont également eu ce défaut. Pour ce dernier, on peut néanmoins le mettre sur le compte de l'excitation du premier concert de la tournée.

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Photo de Benzine Magazine

 

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