Le journal de b.p. 3

C'est mon blog

mercredi 24 janvier 2007

Les 24 heures de la BD...

C'est fini ! Une vingtaine d'auteurs avaient 24 heures pour réaliser une histoire en 24 planches dans laquelle la première et la dernière case devaient inclure une boule de neige. Ils y sont presque tous arrivés, y compris Lewis Trondheim, qui a lancé cette idée pour le Festival d'Angoulême.

samedi 14 octobre 2006

A découvrir : David B.

Je crois que je peux dire que je suis un peu l'actualité de la BD. Grâce à une sensibilité de mon père et la générosité de mes deux parents, il y avait beaucoup de BD à la maison quand on était petits, avec évidemment une prédilection pour Astérix, Lucky Luke, Gaston, etc. Par ailleurs, il y avait quelques BD "de grands" que j'ai découvertes plus tard : "Ici même" de Forest et Tardi, "Le silence" de Comès, les Blake et Mortimer, "L'Incal" de Jodorowski et Moebius, des ouvrages de Schuitten et Peeters comme "La Fièvre d'Urbicande", de nombreuses BD d'Enki Bilal (la Trilogie Nikopol évidemment mais aussi "Partie de chasse", "Les Phalanges de l'Ordre Noir"), des BD bizarres de Druillet ("Les 7 voyages de Lone Sloane") et puis encore des BD que je n'ai toujours pas lues comme les oeuvres de Baudouin.

Vers la fin du lycée, il y eut aussi la découverte de pseudo-classiques comme "XIII" ou "Largo Winch", qui nous ont élevé au rang de pourvoyeurs officiels de Jean Van Hamme.

Donc, une première sensibilisation à la maison. Ensuite, vint le temps de la prépa et de l'internat. Pas mal de boulot et en guise de pauses, pas mal de BD (et de ciné aussi). Gros trafic de BD dans les couloirs de l'internat et pas mal de découvertes et/ou confirmations. A ce moment là, c'était toujours la BD franco-belge qui tenait la corde avec des BD comme "La complainte des Landes perdues" ou "Le grand pouvoir du Chninkel". J'ai bien aimé aussi les BD de la Vache Pi par exemple ou à peu près tout Tardi. Ce qui caractérisait quand même cette époque, c'était la présence quasi exclusive de BDs de 48 pages au format A4. Je pense que la première porte de sortie est venue par la découverte de la bande de l'Association et notamment les "Lapinot" et les "Donjon" de Lewis Trondheim. J'oubliais, c'est aussi à cette période que j'ai lu mes premières BD de Larcenet et de Sfar, auteurs importants s'il en est depuis. Dans le même temps, vers la fin, j'ai commencé à m'éloigner des XIII et Largo Winch, finalement un peu faciles et pas vraiment intéressants. A ce propos, j'ai lu deux BD d'IRS cet été, et je ne comprends pas comment ça peut aussi bien marcher : l'intrigue est nullissime et le dessin est vraiment mauvais. Enfin...

Bon, tout ça pour dire que malgré cet élargissement du spectre des auteurs et des styles de BD, je suis passé à côté, tout ce temps, de David B.

Je l'ai découvert cet été avec sa série devenue son classique, "L'Ascension du Haut-Mal". Ce bouquin s'incrit dans la lignée des BD autobiographiques qui sont venus, ces dernières années, enrichir considérablement le registre d'émotions de la BD. Mais là où beaucoup de nouveaux auteurs commençent par une BD autobiographique pour se lancer, "l'Ascension du Haut-Mal" arrive après une bonne carrière de dessinateur et sa réalisation, sur 6 ou 7 ans, a été entrecoupées d'autres oeuvres. C'est une BD sur l'épilepsie du frère de David B. et ses conséquences sur sa famille, sa jeunesse et sa vie. C'est extrèmement bien dessiné et très très intéressant. Comme le dit Wikipedia, "Le thème de la mort est très présent dans l'ensemble de son travail", mais avec toujours un pincée de fantastique qui éclaircit cette perspective.

Du coup, dans la foulée, j'ai emprunté un certain nombre de BD de cet auteur à la bibliothèque et j'apprécie vraiment beaucoup à la fois son univers scénaristique et ses dessins. Parmi ce que j'ai lu, je recommande "Les Ogres", avec Christophe Blain (autre redécouverte de cet été) et "Les Chercheurs de Trésor". Il me reste à explorer ses premières oeuvres, dans les années 1980 et le début des années 1990.

Aujourd'hui, David B. s'est brouillé avec d'autres membres de l'Association mais il faut reconnaître que cette maison a quand même permis de renouveler complètement la BD des 15 dernières années.

[MàJ à 11h40] : J'ai quand même réussi à oublier un héros qui m'a accompagné des débuts de l'adolescence à aujourd'hui sans jamais me décevoir ni donner l'impression de se répéter : Corto Maltese.

dimanche 21 mai 2006

Contraires

Je ne connais pas Larcenet mais je pense qu'être encadré par RTL et La Procure doit bien lui faire plaisir.

lundi 10 octobre 2005

roman noir et alcoolisme

Dans la foulée de la lecture de quelques chroniques de Manchette sur le roman noir parues dans les années 70, j'achète un premier bouquin de Jim Thompson, "Les alcooliques". Et effectivement, ce que raconte Manchette se confirme, c'est-à-dire que ce n'est pas du roman policier mais du roman noir : il n'y a pas de truands, pas de policiers, juste une bande d'alcooliques en cure dans une maison de soins tenue par un docteur et un style d'écriture très "noir", très expressif et très joussif pour le lecteur.

En plus, il y a effectivement un personnage qui joue le rôle du privé : le docteur. Comme le raconte Manchette, le privé du roman noir cherche à combattre le mal tout en sachant que les crimes qu'il pourra résoudre ne suffiront jamais à nettoyer la pourriture qui ronge l'ensemble de la société (Manchette y ajoute même un discours révolutionnaire, mais c'est pas indispensable). Dans "Les alcooliques", c'est pareil : le docteur court après de maigres satisfactions qui ne suffiront pas à améliorer le monde.

Le bouquin est donc un vrai bon polar sans policier et je crois que je vais poursuivre ma découverte du roman noir américain avec Hammett, Chandler ou Ed McBain.

lundi 20 juin 2005

De mal en pis

Ca y est ! J'ai enfin terminé"De mal en pis" d'Alex Robinson, un BD de 600 pages que j'ai achetée il y a trois ou quatre mois. En fait, je l'avais achetée parce que j'avais lu un article dans Le Monde 2 (je crois) où le journaliste disait qu'il s'était passionné pour ces histoires et l'avait dévoré en un week-end. Du coup, je m'étais décidé à lâcher les 28.5 euros de la BD, me disant que ce serait bien. En fait, ça a fait tout le contraire du journaliste : la BD a atterri sur le chevet et j'en lisais quelques pages tous les soirs. Les personnages sont alors devenus familiers et leurs histoires quotidiennes un feuilleton que je rertouvais avec plaisir. C'est la première fois que je savoure ainsi une BD et je m'aperçois que seule une BD peut permettre ce type de lecture : en effet, avec la BD, on retrouve immédiatement l'univers de l'histoire, par le dessin ; il n'est donc pas nécessaire, comme c'est souvent le cas avec un livre, de lire un certain nombre de pages pour retrouver l'histoire.

J'ai fini ce livre hier et j'ai réellement été déçu que ça se termine et que je ne puisse pas continuer de découvrir leur vie, petite à petit, chaque soir.

mercredi 29 décembre 2004

Louis Riel l'insurgé de Chester Brown

Suite aux conseils de Chronic'art, j'ai acheté "Louis Riel l'insurgé" de Chester Brown. Ce livre raconte l'histoire de Louis Riel, leader des métis franco-indiens du centre du Canada, exterminés par les canadiens à la fin du XIXème siècle. Si chronic'art souligne l'imbrication des idées personnelles de Chester Brown avec la trame historique, j'ai surtout été intéressé par ce passage de l'histoire canadienne que je ne connaissais pas. J'ai en particulier compris pourquoi il existe quasiment dans chaque province du Canada des petites communautés francophones. Nous en avions pris conscience lors d'un voyage en Ontario en 2000, durant lequel nous avons été surpris de découvrir des radios et des panneaux en français en approchant de Midland et Penetanguishene, où se trouve historiquement une communauté huron, qui a été l'alliée des français. De même, dans tout l'Ouest du Canada, les métis étaient au départ francophones et se sont opposés à la colonisation anglophone imposée par Ottawa. Le livre montre notamment que le gouvernement canadien a délibérément angliciser le pays alors que les francophones étaient majoritaires.