Le journal de b.p. 3

C'est mon blog

jeudi 22 septembre 2005

le petit con et les gros cons

Deux trucs con hier :

1. Oublier d'enlever le frein à main quand on passe le permis

2. Voir les connards de l'Action Française vendre leur torche-cul devant la Gare Montparnasse

vendredi 16 septembre 2005

Cinéma de juillet à septembre

Si vous ne voulez pas tout vous taper, vous pouvez passer la souris sur les images pour connaître la note donnée à chaque film (ça apparaît en dessous de la souris) et lire seulement ce qui m'a plus (ou pas).

Après la pause du mariage, on a bien repris le rythme du cinéma ces deux derniers mois, en popularisant un nouveau concept : le QC2, qui permet de voir deux films dans la même soirée et dîner dans un restaurant belge avant ou entre les films. Comme pour la précédente chronique je vais aller du plus ancien au plus récent.


On s'était donc arrêté après notre premier QC2 : "Summer of Love" + "La guerre des mondes", le 6 juillet. Dans la foulée on a vu deux films qui n'avaient rien à voir : "Madagascar" (2005) et "Il était un père" (1942).
Pour le premier, on commence un peu à fatiguer des dessins animés qui jouent toujours sur les mêmes cordes humoristiques. Déjà "Les indestructibles" avait révélé une baisse motivation, qui se confirme donc avec "Madagascar", pourtant de pas si mauvaise facture mais vraiment pas excellent. On attend impatiemment le studio qui va réussir à renouveler encore le genre, comme Pixar l'avait fait avec "Toy Story".
De son côté, "Il était un père" est un film de Yasujiro Ozu qui ressort dans une très mauvaise copie, dont le son est réellement pourri : une sorte de gros bourdonnement. Le film avance doucement et la fatigue ne m'a pas permis de considérer le film dans sa totalité (comme c'est bien dit...). Pour autant, c'est clairement un film (et un cinéaste) qui recherche une certaine esthétique et une façon particulière de créer des émotions. C'est donc intéressant comme démarche mais le film lui-même n'est pas spécialement emballant.


Ensuite, deux films grand public de 2005 : "Les poupées russes" et "Charlie et la chocolaterie".
Pour "les poupées russes", le film avait été présenté comme LE film représentatif des trentenaires. Comme j'ai 26 ans, je ne peux pas dire mais c'est vrai que le film se distingue de deux façons de "L'auberge espagnole" : d'une part, il est beaucoup moins "choral", ce qui est regrettable car là, les personnages se succèdent autour de Romain Duris, mais sans s'attarder vraiment. D'autre part, il est sans doute plus mûr et plus calme que les précédents. Au final, le film est de bonne qualité et souvent plaisant mais comporte encore des séquences inutiles (je pense surtout au retour à Moscou).
Pour l'autre film, "Charlie et la chocolaterie", c'est un Burton réussi, qui en comporte tous les éléments : des créatures ambiguës, un "donjon" tout en hauteur qui domine la vie ordinaire (élément soufflé par "Positif"), un "héros" sauvé par sa simplicité et son émerveillement. J'ai surtout adoré le début jusqu'à la découverte du Ticket d'Or : même si on sait qu'il va le trouver, Burton arrive à rendre le moment de la découverte extrêmement émouvant. Pour la partie dans la chocolaterie, j'ai été surpris (en bien) du côté subversif du récit et l'ensemble fait donc passer un moment très agréable, qui n'égale cependant pas les meilleurs (et les plus sombres) Burton.


Au rayon des découvertes télévisuelles et dvdesques de l'été, on a deux films de Mankiewicz, "L'affaire Cicéron" ("5 fingers", 1952) et "Chaînes conjugales" ("A letter to three wives", 1949), un Guédiguian, "Marie-Jo et ses deux amours" (2002) et un Bergman, "Cris et chuchotements" ("Viskningar och rop", 1972).
On commence par LE chef-d'oeuvre, "Cris et chuchotements", seulement le deuxième film de Bergman que je vois et la preuve que le cinéma est un art qui n'est pas accessible à tous les réalisateurs. Pour tout dire, j'ai eu l'impression que personne d'autre n'aurait été capable de faire ce film ou même de s'en approcher. Il est très rare de voir exposés des sentiments aussi forts et aussi réalistes : on est complètement pris pas la mise en scène et le jeu hallucinant des actrices et on en ressort un peu lessivé. Un des plus grands films que j'aie vu.
Dans la catégorie en-dessous, il y a "Chaînes conjugales", qui, comme d'autres bons films ("Rashômon"), s'appuie sur trois histoires pour soutenir l'attention du spectateur, avec succès. En fait, l'idée, c'est que trois femmes reçoivent une lettre d'une quatrième qui leur dit qu'elle va partir avec le mari d'une des trois. Chaque femme passe donc la journée à se rappeler les moments qui pourraient justifier que leur mari la quitte. Le film est donc bien construit et très fin, car il aiguise l'impatience du spectateur sans jamais dévoiler trop d'indice.
Un ton en-dessous (même assez en-dessous), il y a "L'affaire Cicéron" qui raconte l'histoire d'un agent double anglais qui faisait passer des informations aux allemands à Ankara pendant la guerre. Le film est assez décevant car l'acteur (James Mason) n'est pas convaincant et pas sympathique (c'est sans doute voulu), ce qui fait qu'on ne s'intéresse pas à l'intrigue.
Enfin, dans un tout autre genre, "Marie-Jo et ses deux amours" réunit à nouveau la "bande" à Guédiguian (Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin - qui est mon cousin -, Gérard Meylan, etc.) et c'est toujours un grand plaisir de les voir tous, dans une histoire simple et belle d'amour multiple. Ce qui est bien avec Guédiguian, c'est qu'il traite l'amour sans fausse pudeur, sans l'enchanter mais sans le banaliser non plus. Les personnages sont à la fois normaux et exceptionnels et leur beauté est accessible. Un film comme ça fait du bien.


On revient dans les salles avec "La moustache" (2005) d'Emmanuel Carrère, qui adapte là son propre livre. Au départ, je n'avais pas trop envie d'y aller mais on y est allé, avec mon grand-père, et j'en suis ressorti très content. Le sujet touche la folie, réelle ou imaginaire, que chacun de nous s'attend à trouver en soi. Du coup, le film prend plusieurs aspects et c'est ce qui le rend intéressant : il commence absurde et drôle puis gagne peu à peu en gravité tout en développant le côté énigmatique ("mais que se passe-t-il vraiment ?"). La fin ne permet pas de résoudre tous les mystères du film et c'est sans doute un peu dommage car ça donne au film un faux air de "j'impressionne le spectateur en lui montrant qu'il ne comprend rien". Les acteurs (Vincent Lindon et Emmanuelle Devos) sont excellents et la mise en scène correcte, même si elle s'égare un peu parfois.


Un chapitre japonais avec deux films aux carrières bien différentes et imméritées. D'un côté, "The taste of tea" ("Cha no aji", 2004) et de l'autre "Le tombeau des lucioles" ("Hotaru no haka", 1988). Ce dernier est un dessin animé japonais culte (173ème dans le Top 250 IMDb) qui repose son succès sur une atmosphère assez mélancolique et une histoire très très très triste. C'est là que ça a bloqué un peu pour moi parce que je n'ai pas été très touché par l'histoire de ce garçon et de sa petite soeur dans l'après-guerre. J'ai trouvé ça un peu excessif et surtout pas très bien servi par les dessins qui sont très moyens et qui n'aident pas à l'expressivité des personnages. Ça m'a fait penser à "La vie est belle" de Franck Capra, où là aussi, une pluie de malheurs s'abat sur James Stewart mais en m'émouvant cette fois là.
A l'inverse, "The Taste of Tea", films japonais récent, est passé inaperçu malgré une critique excellente. Pourtant, ce film mérite beaucoup d'honneurs pour réussir (lui) à apporter de la poésie dans le quotidien des gens qu'il décrit. Ça se passe à la campagne et tous les personnages de ce très beau film sont profondément attachants (le garçon, l'oncle, le grand-père, etc.). A voir.


3 productions américaines calibrées pour l'été et de tout niveau qualité.
En allant crescendo et en commençant très bas, on parle d'abord de "Mr. & Mrs. Smith" (2005), gros calibre réunissant Angelina Jolie (mais moche) et Brad Pitt (beau quand même) : c'est une daube, on s'emmerde et on rigole même pas. A éviter pour le coup.
Bien au-dessus mais pas très haut, on a "Les 4 Fantastiques" ("Fantastic Four", 2005), énième adaptation de comic qui me parlait pour le coup un peu puisque je me souviens avoir pas mal aimé ces héros dans les "Marvel" que je lisais jeune. C'est pas mal mais comme ils passent les 3/4 du film à se demander si c'est bien ou pas d'avoir des super-pouvoirs (et d'être moche), on reste un peu sur sa faim. C'est le même phénomène que "Les Indestructibles" l'année dernière : il faut attendre la toute fin pour voir enfin les différents membres combiner leurs pouvoirs pour venir à bout du méchant. "Spider-man" n'est donc toujours pas délogé.
Enfin, le meilleur pour la fin, c'est "Serial Noceurs" ("Wedding Crashers", 2005), comédie sans prétention qui réunit Owen Wilson (hourra) et Vince Vaughn. Et bien ça faisait pas mal de temps que je m'étais pas bidonné comme ça et encore pendant presque tout le film. C'est pas lourd, c'est un peu subversif et ça me fait tomber définitivement dans le club des adorateurs de la bande Owen Wilson - Ben Stiller - Vince Vaughn - Wes Anderson - etc. La meilleure comédie de l'année.


Pour conclure, trois films plus originaux.
Commençons par "Crossing the bridge - The Sound of Istanbul" (2004) de Fatih Akin, l'excellent réalisateur de "Head-on". En fait, ce réalisateur est revenu à Istanbul après le tournage de ce dernier film et avec Alexander Hacke, le bassiste des "Einstürzende Neubauten", qui avait aussi travaillé sur "Head-on". Le film est une exploration musicale d'Istanbul, à travers la ville et les styles : rock, rap, musique traditionnelle, musique tzigane, etc. C'est au final surtout une présentation originale et sans doute fidèle de ce port qui a reçu les influences du monde entier. Outre la fascination qu'on éprouve pour la ville et ses habitants, on apprend à connaître une richesse incomparable. Evidemment, on ne peut s'empêcher de penser aux débats actuels sur la Turquie (Fatih Akin est allemand) mais surtout, on prend beaucoup de plaisir en regardant ce film.
Plus récemment, "Broken flowers" (2005) de Jim Jarmusch, qui a laissé une impression mitigée : pendant le film, le plaisir est là aussi énorme ; c'est fin, c'est drôle, c'est très très bien joué et réalisé. On a vraiment l'impression de voir un objet ciselé. C'est la fin qui ternit un peu le tableau, à mon sens et je sais que pas mal de gens ne seront pas d'accord avec moi. En fait, le film donne tant de sensations complexes et réalistes, que j'aurais aimé qu'il n'y ait pas de fin, plutôt que cette tentative de dire quelque chose sur le fils absolument. Je pense en fait que la dimension du fils est négligée pendant le film et que la fin tente de la remettre en avant alors que ce n'est pas l'important, pour moi.
Enfin, hier soir, "Kiss kiss, bang bang" (2005) avec le grand retour de Robert Downey Jr. dans un rôle important. C'est un film bizarre, parfois "saoûlant" (comme le dit Libé) mais souvent plaisant, soutenu notamment par RD Jr. et Val Kilmer qui ets impeccable (dans tous le sens du terme). L'histoire est compliquée pour le plaisir d'être compliqué et son déroulement est carrément haché mais on rigole et on s'inquiète un peu pour les personnages (mais pas trop). Un bon pis-aller dans ces semaines un peu vides.

mercredi 14 septembre 2005

Trop de politique tue la politique

Phénomène intéressant en Allemagne où Angela Merkel, garnde favorite, est en train de ne pas gagner les élections législatives (mais elle ne les perd pas non plus). L'Allemagne étant un régime parlementaire, cette élection détermine le chef de l'Etat allemand via une élection à un tour des députés du Bundestag. Du coup, on n'observe pas les mêmes comportements que lors de l'élection présidentielle en France où, selon la doctrine mise au point par Mitterrand, le premier tour se gagne avec son parti et le second se gagne en rassemblant tous les français (cf. l'erreur de Jospin en 2002 de penser pouvoir directement jouer le 2ème tour). En Allemagne donc, Angela Merkel était tellement sûre de gagner qu'elle a durci son programme dans un sens très libéral, notamment en nommant certains experts économiques et fiscalistes. Cette attitude a conduit une partie des électeurs et reporter leurs voix vers le SPD, qui a pourtant mené depuis quelques années une politique très à droite de sa base idéologique traditionnelle. Au final, la CDU n'a plus les moyens de former un gouvernement seule et va sans doute devoir s'allier avec le SPD, justement, ce qui compromettra la mise en oeuvre du programme de Merkel. On ne peut que s'en réjouir.

Si on revient à la France, ce résultat, s'il se confirme, fournit plusieurs leçons : 1.Merkel est une grande copine de Sarko et ça va donc un peu l'emmerder de ne pas pouvoir montrer qu'il est du côté des gagnants ; 2. ça prouve qu'il ne faut pas trop s'excentrer pour pouvoir attraper les voix de tout le monde et là encore, Sarko est peut-être un peu trop à droite pour espérer gagner la présidentielle de 2007. Mais, c'est dans un an et demi quand même...

vendredi 9 septembre 2005

désastreux

Trouvé sur nanoblog, qui porte particlulièrement bien en ces temps d'iPod nano, une capture d'écran pas encore vérifiée mais assez explicite :

lundi 5 septembre 2005

Une manif un samedi