Sous la pression des manifestants et malgré le désaccord du MEDEF qui s'exprime enfin, le gouvernement engage des négociations visant à augmenter (pour les fonctionnaires) ou faire augmenter les salaires (pour le secteur privé). Et la tâche s'annonce pas facile pour un gouvernement de droite qui ne devrait pas remettre en cause le déplacement de valeur qui s'opère depuis trente ans du travail vers le capital. Le gouvernement dispose finalement de peu d'armes pour inverser cette tendance et erchignera certainement à faire beaucoup, de toute façon :
- La hausse du salaire des fonctionnaires (c'est cool pour eux)
- La hausse du SMIC, qui est une bonne chose mais qui n'influence pas l'ensemble de la grille de salaires : il serait intéressant de comparer l'évolution du SMIC, du salaire moyen et du salaire médian depuis 20 ans.
- La taxation du capital au profit de la baisse des taxes applicables au travail : cette mesure est inconcevable pour ce gouvernement mais constituerait le signe le plus marquant en faveur d'une revalorisation du travail.
Je complète après la lecture de l'interview d'E-A Seillière dans le Monde : il se félicite de l'équilibre "parfait" du partage de la valeur ajoutée entre capital et travail depuis les années 90 : 70% pour le capital, 30 % pour le travail. Je pense qu'il se rend surtout compte qu'on ne peut pas faire plus et qu'il veut conserver ce maximum le plus longtemps possible.