Le journal de b.p. 3

C'est mon blog

mardi 30 novembre 2004

Le secret des poignards volants (Shi mian mai fu, 2004)

8/20. Bon ok, on peut penser comme Positif que ce film est une symphonie de couleurs et d'action qui vous tansporte dès la première scène de danse de Zhang Ziyi. On peut aussi penser que ce film est lent, peu intéressant et quand même assez chiant à regarder. Pour moi, il a pour principal défaut de se situer au croisement des films chinois traditionnels et des films américains. D'un côté, on a des scènes invraisemblables, traditionnelles d'un certain cinéma asiatique (la trajectoire des poignards, les deux mille troncs de bambous lancés par les soldats) mais de l'autre, on a une focalisation trop grande sur les trois personnages et leurs histoires d'amour. Je m'attendais à plus de batailles rangées et à un film qui se concentrait sur la bande des poignards volants plutôt que sur quelques personnages, auxquels on n'arrive jamais à s'identifier. Comme beaucoup de films d'action, c'est là que le bât blesse puisque le spectateur n'est jamais intéressé par ce qui arrive aux héros. Enfin, comme le regrette Positif, ces acteurs ne sont pas experts des arts martiaux et la qualité des combats reposent donc uniquement sur les compétences du metteur en scène pour masquer ce manque. Il y arraive partiellement mais de manière convenue, comme dans un film américain standard.

mercredi 24 novembre 2004

Généralisation des intégrismes

Comme le montre cette dépêche de Libé, l'intégrisme se généralise vraiment dans toutes les sociétés. Alors qu'on accuse surtout en France la communauté musulmane de se radicaliser, cette histoire montre l'influence grandissante des milieux orthodoxes en Israël, pour imposer des standards conservateurs aux représentations fournies par la société. Une prof que j'ai eu l'année dernière notait également avec inquiétude le succès des doctrines orthodoxes dans les écoles juives françaises : une grande partie des garçons portait une kippa sur laquelle était écrit un texte emblématique de cette tendance, sans forcément savoir ce qu'il représentait ; sur les frises historiques de l'école, la frise de la Palestine était complètement noircie ; les seules cartes accrochées au mur étaient celles d'Israël (alors que ce sont des écoles sous contrat) et enfin, comme Israël finance une partie de ces écoles, des réprésentants venaient chaque année prôner l'aliya (c'est-à-dire le "retour" vers Israël) aux élèves de Terminale.

Enfin, dans les milieux chrétiens, on constate avec écoeurement le poids de la droite religieuse et de ses valeurs aux Etats-Unis et Nicolas Sarkozy demande un réexamen de la loi de 1905 séparant l'Eglise et l'Etat.

C'est pas exactement le même sujet mais ça y fait penser : ci-dessous une affiche que l'on trouve aux Etats-Unis et qui ressemble beaucoup à d'autres affiches de régimes soit-disant moins honorables...

(merci Cécile !)

une connerie par jour

Du fait d'un lever un peu plus matinal que d'habitude, ça fait trois jours que j'entends Jean-Marc Sylvestre présenter sa chronique économique sur France Inter (7h20). Et trois jours qu'il dit une connerie et en plus en essayant de l'appuyer sur un raisonnement. Par exemple, ce matin, Monsieur parlait d'EDF et expliquait qu'EDF avait besoin d'argent. Pour cela, il existe trois moyens explique-t-il : un apport par l'actionnaire (l'Etat), une augmentation des tarifs, la recherche d'argent dans son "for intérieur" (...). Il écarte d'emblée les deux premières propositions et décrète donc que la seule façon de survivre pour EDF est d'accroître ses potentialités (ou un truc dans le genre) en procédant à une augmentation de capital. Je ne sais même pas si c'est déjà possible juridiquement pour EDF que certains s'empressent de demander une privatisation partielle de l'entreprise. Enfin, JMS rappelle qu'évidemment ça ne suffira pas et qu'il faudra qu'EDF rationalise ses process (ou un truc dans le genre), en gros, commence à employer les méthodes de management et de ressources humaines des grandes entreprises productrices de vraie richesse.

Le plus dur à accepter avec ce bonhomme, c'est que les thèses qu'il défend ne le servent même pas. Je ne rappelerai pas l'épisode de sa révélation, qui lui a fait apprécier le fonctionnement de l'hôpital public mais cet homme n'est pas un riche homme d'affaires qui a un intérêt personnel à prôner le libéralisme. Il ne fait pas partie des dirigeants du Medef comme Seillière, dont les convictions sont d'abord menées par ce qu'il vit au quotidien (charges sociales vraiment trop lourdes, marché du travail vraiment pas assez flexibles). Tant que des patrons trouveront dans la presse et plus largement dans la population, des gens comme JMS capables de défendre leurs vues alors qu'ils n'ont aucun intérêt à le faire, ces vues qui ne intéressantes que pour 5% de la population, garderont une légitimité.

lundi 22 novembre 2004

Mondovino (2004)

Mondovino, 17/20

17/20. Ce documentaire américano-français sur le vin présente de nombreux atouts et quelques défauts. Pour les atouts, on a bien apprécié la manière dont le propos est mené : en s'appuyant sur des personnages forts (caricaturaux iront certains), le réalisateur essaye de comprendre les liens entre les personnes, entre leurs intérêts et surtout, il montre leurs contradictions. Ce sytème fonctionne particulièrement bien car on parle de vin et le vin est avant tout une affaire de personnes, même lorsqu'il est industrialisé. Dans le même temps, le film porte une réflexion plus élargie sur le rapport à la terre et aux traditions :il montre très justement qu'être attaché aux traditions ne signifie pas forcément être "de droite" ou réactionnaire. Il souligne là la contradiction entre la composante libérale et la composante conservatrice de la droite mondiale actuelle. En creux, il montre les difficultés du mouvement altermondialiste qui se revendique d'une part comme un progrès du modèle capitaliste et comme défenseur de certaines traditions, également gardées par des fascistes et des nationalistes.

C'est peut-être d'ailleurs le premier reproche que l'on peut faire à Mondovino : il montre les contradictions des autres mais n'inspecte peut-être pas assez les incohérences du modèle qu'il soutient (les altermondialistes). D'un point de vue plus technique, le film est un peu long et parfois les mouvements de caméra sont un peu fatiguants.

Au final, c'est un excellent documentaire, à voir absolument. Au fait, l'histoire, c'est une analyse de la mondialisation du marché viticole.

dimanche 21 novembre 2004

chez...

JB et Antoine

vendredi 19 novembre 2004

2046 (2004)

18/20. Vu trop tard dans une soirée et après un mauvais film ("La confiance règne"), je n'ai pas pu profiter assez de ce superbe film de Wong Kar Wai. Comme dans "In the mood for love", le réalisateur a particulièrement soigné l'image et la mise en scène afin de proposer une ambiance onirique sur une histoire pourtant bien sensible. Et encore une fois, cela fonctionne, peut-être même encore mieux. Car ce n'est pas seulement un style que Wong propose mais aussi une réflexion sur la recherche de l'amour et les différentes formes de l'amour que peut trouver un homme (Tony Leung). Le film est donc très beau, très émouvant et représente enfin une exploration orginale des possibilités du cinéma. Pour cela, Wong Kar Wai est un des plus grands réalisateurs du XXIè siècle.

La confiance règne (2004)

9/20. Moins bien de tous les films de Chatiliez, le film commence pourtant bien avec quelques répliques maison : "On dirait Thoiry ! ça daube !". A part ça, la fin est longue et pas très drôle et l'histoire pas variment passionnante.

jeudi 18 novembre 2004

Regards d'Américains sur l'Europe

Le Monde propose sur son site les récits d'élèves journalistes de Berkeley qui ont fait un tour en Europe au printemps 2004. Les articles sont bien écrits, parlants et parfois émouvants. Mais ce ne sont que des expériences individuelles qu'une étude plus approfondie devrait compléter.

En cherchant un peu sur le web à ce sujet, je suis tombé sur cette étude de l'IPSOS sur les valeurs partagées entre la France et les Etats-Unis et finalement, les clivages les plus forts sont bien ceux qu'on pense a priori.

moblog

Je ne suis pas psychopathe au point de mettre en permanence des liens vers d'autres blogs sur cette page mais certains méritent d'être signalés. C'est le cas du weblog de Jean-Sébastien, qui se présente comme un "moblog", soit "mobile weblog", c'est-à-dire qu'il est alimenté depuis le téléphone portable de l'auteur. En l'occurence, ce sont des principalement des photos et en particulier des portraits volés grâce à l'appareil intégré au portable. C'est plus discret qu'un appareil photo normal et les clichés sont plutôt de bonne qualité.

mardi 16 novembre 2004

de mieux en mieux

Les jeux offerts sur le web s'améliorent de jour en jour. Ils atteignent aujourd'hui le niveau des anciennes consoles NES, il me semble. Dernier exemple en date, Tontie, un jeu tout con mais vraiment addictif.

mercredi 10 novembre 2004

Les Cahiers du Burger

Grosse activité web en ce moment et parmi les dernières découvertes, Les Cahiers du Burger, un site qui propose de comparer les burgers des différentes grandes marques et de suivre l'actualité du Burger.

Evidemment, parmi les meilleurs, on retrouve le Whopper with cheese, roi des burgers industriels devant l'éternel, et toujours absent de nos assiettes française (snif !).

Mmmmh, ça a l'air bon

musique sur le net

Pour bien commencer la journée, je voudrais féliciter les groupes et les maisons de disque qui utilisent de plus en plus Internet pour promouvoir leur musique et n'hésitent pas à offrir certains musiques aux oreilles des internautes. Deux exemples : le site des Libertines, le site de Tôt ou Tard, le label des Têtes Raides et de Vincent Delerm notamment (cliquer sur "Radio").

C'est quand même une approche beaucoup plus sympathique que celle de U2, par exemple.

mardi 9 novembre 2004

Fuck the South

Fuck the South. On n'en pense pas moins.

web et info

Dans la série de Newsmap, 10x10 utilise des fonctions que seul le web offre et qui permettent de porter une autre regard sur l'actualité : dans ce cas, le site va chercher sur plusieurs sites d'information les mots et les images les plus diffusées et les assemble dans une seule grande image. C'est intéressant les mots associés à chaque image.

vendredi 5 novembre 2004

La Bataille d'Alger (La Battaglia di Algeri, 1965)

17/20. Longtemps interdit et controversé en France, en particulier parce qu'il montre des scènes de torture de l'armée française, ce film a été diffusé hier par Arte dans le cadre du cinquantenaire de la Guerre d'Algérie. Finalement, en 2004, on n'apprend pas grand chose par ce film mais on est impressioné par la qualité de la prise de vues et l'intensité qui se dégage des personnages. Le film présente en fait la Bataille d'Alger qui a eu lieu dans la Casbah entre 1957 et 1958. Cette bataille, remportée par les parachutistes français, n'a évidemment pas empêché l'indépendance algérienne mais est significative du conflit algérien car elle met aux prises le FLN, la population silencieusement consentante algérienne, les colons et l'armée française. Le film montre en partie les tensions et les confusions résultant de ce mélange. Mais ce film est surtout un hymne à la lutte anticoloniale, qui montre bien les différences de point de vue entre algériens et français. Pour ces derniers, c'est une simple opération "policière", menée certes avec des moyens militaires mais sans plus de convictions politiques. De l'autre côté, le réalisateur fait sentir la rancoeur profonde et irréversible subie par le peuple algérien, rancoeur qui ne peut mener qu'à la victoire.

Ce film est enfin instructif pour comprendre à la fois la vanité d'une colonisation forcée et les souffrances inéluctables qu'elle endure, que ce soir en Algérie, en Palestine, voire peut-être au Tibet.

jeudi 4 novembre 2004

polarisation

Cette carte réalisée par le New York Times permet de remonter dans le temps des élections présidentielles américaines. On s'aperçoit alors que la polarisation constatée lors des deux dernières élections est bien un phénomène récent. La plupart des Etats ont changé de vote au fil des élections et dans la majorité des cas, l'élu l'était largement. Le cas extrême a été atteint en 1984 avec Reagan, qui n'a laissé que treize grands électeurs à son adversaire démocrate. Ainsi, comme le dit justement l'éditorial de Libé, l'Amérique se divise aujourd'hui en deux et c'est celle de l'intérieur et du Sud, conservatrice et nationaliste qui commande.

Je ne sais pas si cette situation préfigure une division plus profonde de l'Amérique mais à la place de certains, je me sentirais mal de devoir partager la décision des 52% d'électeurs pro-Bush. Dans mes souvenirs, le président américain élu pouvait se revendiquer de l'ensemble de l'Union. Comme je le disais, la stabilité et l'Union sont traditionnellement plus forts que l'expression des différences politiques ou des revendications sociales. Aujourd'hui, Bush aura du mal à représenter toute l'Amérique. Et dans quatre ans ?

Cette opinion dans le Monde pense à l'inverse que l'union des Etats-Unis reste une caractéristique forte de ce pays et que le phénomène actuel n'est que l'expression d'une repolitisation de l'Amérique.

mercredi 3 novembre 2004

finalement...

On a fait attention depuis 4 ans à différencier Bush des américains en général. On pensait bêtement que ces deux entités ne coïncidaient pas forcément. Finalement, aujourd'hui, peut-être que les américains sont vraiment cons.

Ou au moins une majorité d'entre eux.

gunners pas canon

Quatrième journée de Ligue des Champions hier soir et le PSG s'ouvre des perspectives de qualification.

En revanche, du côté d'Arsenal, rien ne va plus : après avoir mis fin à sa série de 49 matches sans défaite en Premier League par une défaite 2-0 contre Manchester la semaine dernière, les Canonniers ne sont passés pas loin de la deuxième défaite d'affilée ce week-end contre la redoutable équipe de Southampton. Enfin, match nul hier à domicile contre les grecs du Pana, et le doute s'installe quant à la qualification pour les 8èmes de finale.

Et finalement, ce ne serait pas mal... Arsenal et son coach, Arsène Wenger, ont réussi à se rendre assez impopulaire auprès d'une frange infinitésimale des supporters français. D'abord en critiquant l'organisation du football mondial, qui continue de faire une place aux sélections nationales alors que ce sont les clubs qui achètent les joueurs et que les pays n'ont rien à payer pour les faire jouer (sauf le Qatar). Wenger en est donc venu à demander que les sélections remboursent les clubs pour les jours pendant lesquels ils réservent les internationaux et les dédommagent si ceux-ci venaient à se blesser en sélection. Gross. Ensuite, Wenger, dragué par les média français, l'Equipe et Téléfoot en tête, a commencé à donner son avis sur le foot en France et a estimé que les joueurs de Ligue 1 sont vraiment brimés puisqu'ils sont taxés comme tout le monde, alors qu'ils ne gagnent en moyenne que 100 fois (au moins) le salaire moyen français. Enfin, voilà que Pires cherche à mettre le brun dans l'Equipe de France en tapant sur le nouveau sélectionneur.

Décidément donc, ces Gunners ne sont plus sympathiques, même si c'est vrai que c'est parfois joli ce qu'ils font, surtout quand ils sont aidés par les passoires que sont les défenses anglaises. Mais en Europe, ils n'ont rien prouvé de plus que Lyon et j'en reviens donc toujours à estimer que le football anglais ne mérite pas les louanges qu'il reçoit.

mardi 2 novembre 2004

fantasmes

En ce jour d'élection aux Etats-Unis, les média français s'en donnent à coeur joie pour analyser le processus électoral américain, leur culture politique voire les Etats-Unis dans leur ensemble. Ce matin, sur France inter en direct de New York, l'émission de Stéphane Paoli a révélé par deux fois au moins cette envie de déstabiliser le géant. D'abord, dans sa chronique, Bernard Guetta décrit l'élection présidentielle comme ne se déroulant pas au suffrage universel, ce qui est faux, puisque le Président américain est élu au suffrage universel indirect. Ensuite, au début de "Question directe", M. Paoli cherche absolument à faire dire aux esperts américains invités que le pays risque la guerre civile en cas d'irrégularités dans le scrutin. Comme l'ont répondu les experts, une telle perspective est fort peu probable puisque les américains sont avant tout attachés à leur union et préféreront accepter une élection litigieuse plutôt que remettre en cause les fondements de leur démocratie. C'est d'ailleurs le sens des institutions américaines, qui donnent plus de poids aux petits états, afin de s'assurer de la cohésion de l'Union.

Pour reprendre la comparaison avec la France, alors que c'est le peuple qui prédomine en France et en Europe (l'Assemblée plutôt que le Sénat), c'est le territoire qui dirige aux Etats-Unis (le Sénat plutôt que la Chambre des Représentants).

Autre chose concernant l'élection d'aujourd'hui : ce matin dans Libé, un article dit que dans certains états, les votes venus de l'étranger ne sont comptés que si l'écart entre les candidats est faible. D'un point de vue théorique, c'est hallucinant mais ça me fait penser que ce qui compte vraiment aux Etats-Unis, c'est de définir un vainqueur et perdant et qu'au fond la forme prise pour le décider importe moins que le résultat. C'est aussi comme ça que peut être comprise la décision précipitée de la Cour Suprême il y a quatre ans : l'Amérique avait besoin de trouver le gagnant et l'instabilité causée par les recomptages était insoutenable si longtemps. Je reboucle donc avec ce qui est dit au-dessus : le système américain est foncièrement stable et la stabilité prime sur la régularité de l'élection.

lundi 1 novembre 2004

Créance de sang (Blood Work, 2002)

09/20 Avant-dernier film de Clint Eastwood, ce polar pouvait prétendre être une des meilleurs de ces dernières années. En effet, c'est une adaptation d'un bouquin de Michael Connelly dans lequel le ressort est particulièrement bien vu : un flic à la retraite se voit proposer une enquête sur le meurtre de la femme qui lui a légué son coeur.

Le film est cependant raté, sans doute pour plusieurs raisons : la plupart des acteurs jouent mal et le spectateur n'a pas spécialement d'affection pour eux. Leur histoire n'arrive pas à captiver. Clint Eastwood, notamment, ne convainc pas du tout : il est trop vieux, trop maladroit, trop fragile par rapport aux besoins du personnage. Son film suivant, sans lui (Mystic River) est d'ailleurs beaucoup plus réussi.
De plus, on dirait que le scénario a été légèrement remanié pour coller mieux aux standards hollywoodiens. La soeur de la donneuse est beaucoup trop indulgente envers le héros, qui est pourtant la cause du meurtre de sa soeur. Enfin, on a l'impression que le film manque de moyens : quand on compare l'ambiance avec celle de Collatéral par exemple, qui se passe dans la même ville, "Créance de sang" est vraiment pauvre.

Mais c'est aussi peut-être le scénario qui ne se prête pas à la forme filmée : comme c'est souvent le cas, le livre prend beaucoup plus de temps à installer les personnages, plus complexes, et l'ambiance, plus profonde et prégnante. Et ça, un film ne pourra jamais le faire.