vendredi 2 janvier 2009

Une année de musique - 2008 - le top et les stats

Albums

Sans s'attarder, voici les albums qui m'ont donc marqué cette année :

VampireWeekendCD2.jpg metronomy.jpg black_kids-partie-traumatic-album_art.jpg deptofeagles.jpg beck-modern-guilt.jpg born_ruffians.jpg Orouni-JumpOutTheWindow465.jpg walkmencover.jpg

Vampire Weekend - Vampire Weekend
Metronomy - Nights out
Black Kids - Partie Traumatic
Department of Eagles - In Ear Park
Beck - Modern Guilt
Born Ruffians - Red Yellow and Blue
Orouni - Jump out the window
The Walkmen - You & Me

Mentions spéciales à

nighttiming.jpg misophone.jpg theclash.jpg

Coconut Records - Nighttiming
Misophone - Where has it gone, all the beautiful music of our grandparents ? it died with them, that's where it went...
The Clash - Live at Shea Stadium

Chansons

Il manque "Nothing down there but trees" de Misophone, "On my shoulders" de The Do, "West Coast" de Coconut Records et "Sweet Love for Planet earth" de Fuck Buttons, qui ne sont pas sur Deezer. Mais l'idée y est.

Stats

Grâce au monde merveilleux des logiciels et d'Internet, j'ai deux sources de statistiques sur ce que j'ai écouté : iTunes et Lastfm. Ces outils confirment plus ou moins le classement ci-dessus. Ils nous apprennent de plus qu'il y a eu différents artistes dominants dans l'année : Vampire Weekend et Coconut Records au premier semestre, Black Kids pendant l'été, des choses plus sérieuses en fin d'année (Born Ruffians, Department of Eagles, Deerhunter). Voici une belle illustration graphique sur les stats Lastfm :

graph_57943.jpg

Et en termes d'écoute, voici les classements :

Albums :


Côté iTunes, c'est un peu pareil, on y apprend que "Nighttiming" se hisse à la troisième place des albums les plus écoutés (derrière "Home" de Benjamin Biolay et Chiara Mastroianni et "The Libertines" des Libertines) tandis que "Vampire Weekend" est 8ème et "Partie Traumatic" 22ème. Pour les chansons, West Coast est 5ème, M79 7ème, Mansard Roof 9ème. Notons l'excellente 2ème place de "Gronlandic Edit" d'Of Montreal, qui est certes sortie en 2007 mais que Cécile a contribué à hisser à ce niveau. il faut qu'elle est vachement bien.

Et pour finir ce billet bien nombriliste, iTunes compte maintenant les sauts de chanson, c'est-à-dire le nombre de fois qu'on est passé à la chanson suivante sans attendre la fin. En tête du classement, ce sont des bonnes chansons mais que je n'ai pas toujours envie d'écouter : "He needs me" (la chanson de Popeye reprise dans "Punch drunk love"), "Mourir d'un oeil" de la très douée Daphné et "Music Hall" de Dominique A.

 

mercredi 31 décembre 2008

Cinéma en 2008

Cette année, nous ne sommes encore pas beaucoup allés au cinéma (mais beaucoup plus qu'en 2007, voir plus bas) donc je ne retiendrai que trois films :

No country for old men

No_Country_For_Old_Men_-_Thinpack_R1-_cdcovers_cc_-front.jpg Probablement le film de l'année : un vrai choc en le voyant et un excellent souvenir, quelques mois plus tard. Les frères Coen sont des rois de la mise en scène et ont trouvé là un scénario superbe. Tout y est bon. Difficile d'oublier Javier Bardem et sa coupe au bol, y compris dans Vicky Christina Barcelona. Heureusement, Scarlett et Penelope nous permettent de penser à autre chose.

A bord du Darjeeling Limited

darjeeling.jpg Le nouveau Wes Anderson n'a pas l'excellence de "La Vie Aquatique" mais on y retrouve la même tendresse et le même humour. C'est un grand plaisir de voir ses films et celui-ci m'a semblé en plus pertinent dans le propos sur la fraternité et le rapport au père (je sais que tout le monde n'est pas d'accord). Le tout porté par un Jason Schwartzman des grands jours, notamment dans le court métrage d'ouverture, "Hotel Chevalier".

Le silence de Lorna

lorna.JPG Enfin, ce n'est pas le film le plus marquant de l'année mais "Le Silence de Lorna" confirme pour moi le génie des frères Dardenne et leur capacité à montrer un monde réel mais inconnu. Ce sont là encore des réalisateurs qui comptent parmi les meilleurs du monde et dont l'obstination à traiter des sujets difficiles les rend plus sympathiques encore pour moi.

Et il ne serait pas honnête de ne pas saluer la comédie américaine moderne, emmenée par le génial Will Ferrell et sur laquelle j'ai beaucoup étendu ma culture, au cinéma et en DVD/DivX (Frangins malgré eux, Semi Pro, Tonnerre sous les Tropiques, Hot Rod, Drillbit Taylor, Le Nouveau, Toutes les femmes de ma vie). Si je devais n'en conseiller qu'un, je pense que ce serait Semi-Pro.


Passons aux choses sérieuses : les stats.

Je notais l'année dernière que l'arrivée d'une personne supplémentaire dans la famille avait pas mal ralenti notre nombre de sorties, au cinéma en particulier. Les choses ont changé cette année et nous sommes allés plus souvent au cinéma (17 fois contre 8), tout en restant loin de nos plus hauts historiques (59 fois au cinéma en 2003 et 2004). Nous verrons ce que l'arrivée d'une autre personne supplémentaire fera en 2009.

On peut donc dire que nous avons enrayé le casaniérisme qui nous guettait mais ça a été aux dépens de la diversité dans les films que nous voyons. En effet, la part des films américains continue d'augmenter (tout confondu : cinéma, TV, DVD, DivX). On va dire que c'est grâce à la vitalité du cinéma américain, qui reste toujours à mes yeux le plus intéressant du monde, et à la pauvreté du cinéma français notamment.

 

dimanche 28 décembre 2008

Une année de musique - 2008 - la pop

C'est bien beau de parler des genres mineurs que sont le folk, l'électro ou le rock mais la bonne musique, ça reste la pop et cette année a vu quelques découvertes rafraîchissantes.

Deux groupes se détachent nettement (voir les stats à venir) : Coconut Records et Vampire Weekend.


Coconut Records

coconut_records.jpg

Coconut Records est le "groupe" de Jason Schwartzman, qui a sorti en 2007 un album ("NIghttiming") non distribué en France et que j'ai découvert en avril grâce à l'indispensable Blogothèque. Ça tombait bien parce que les beaux jours arrivaient et que cette musique est parfaite pour l'été. C'est pour moi l'essence même de la pop : une musique légère, ensoleillée, avec une voix triste et pleine de sentiments que la musique n'exprime pas. Quand, en plus, les paroles sont d'une simplicité désarmante ("Hey Don’t talk to me that way Don’t talk to me that way I don’t ever want to hear you say"), ça devient facilement le disque de l'année.

Et si ce bonhomme se révèle être un des acteurs de l'année (pour Darjeeling Limited) et qu'il est né en 1980, soit on le déteste, soit on le vénère. J'ai choisi la deuxième option. Nouvel album en janvier, le deuxième est toujours le plus dur.

Coconut Records - Easy girl (Alternate version)


Vampire Weekend

vampire-weekend.jpg

Le problème de Coconut Records, c'est qu'il est sorti en 2007, donc le disque de l'année 2008 sera plus sûrement Vampire Weekend. J'attendais depuis quelque temps de retrouver un groupe qui me marquerait vraiment. Ces dernières années, ce furent The Strokes, The Libertines et Arcade Fire mais depuis 2006, je n'ai pas eu de révélation. L'année dernière avait vu quelques bonnes idées chez The Fiery Furnaces, Midlake ou Seabear mais rien de vraiment nouveau comme peut l'être VW.

Même si Vampire Weekend montre des signes de jeunesse, l'album est vraiment bien construit et équilibré. Les voir en concert a confirmé cette impression : alors que la musique semble très riche (avec des cordes, des lignes de synthé, etc.), je me suis aperçu que chacun ne fait que jouer une partition relativement simple, l'ensemble s'orchestrant de façon parfaite. Ce concert m'a rappelé ceux d'Arcade Fire et de Thomas Fersen et c'est vraiment ce genre de concert que je préfère (même si j'ai redécouvert les concerts de gros excités).

Reste maintenant à voir comment ces jeunes gens bien élevés évolueront : ceux qui les ont vu en début et en fin de tournée peuvent déjà attester de leurs progrès. En tout cas, ça fait plaisir, parmi tous ces nouveaux groupes, d'en trouver un ou deux donc on sait qu'on voudra écouter le deuxième album.


Le reste

Dans le genre que je suis depuis longtemps mais dont j'écoute un album sur 4, j'ai vraiment beaucoup aimé le "Modern Guilt" de Beck, sorti en juillet et qui est le meilleur que je connaisse.

Pour rester dans les vieux trucs, je dois reconnaître qu'après avoir chiotté tout ce que je pouvais sur Belle & Sebastian, j'ai pris un peu de plaisir à écouter (d'une oreille distraite) les BBC Sessions de ce groupe qui, comme me l'a rappelé Jérémie, représente pour certains la base de la pop.

J'en ai déjà parlé mais je salue à nouveau la recherche et le style de Born Ruffians dont l'album "Red Yellow and Blue" a le mérite d'éviter la routine couplet-refrain-couplet et qui m'a, après plusieurs écoutes, procuré beaucoup de plaisir.

Enfin, j'ai failli oublier la copine de Jason Schwartzman, qui a sorti, elle, un album cette année : le délicieux "Volume One" sous le nom de scène de She & Him. Je parle de Zooey Deschanel, bien aidée par M. Ward et dont la meilleure chanson ("Sweet darlin'") est écrite par Jason (comme on l'appelle entre nous).

 

samedi 27 décembre 2008

Une année de musique - 2008 - les tendances

Cette année, avant de donner un quelconque Top 10 de l'année, passons en revue les différents genres et tendances de la musique. Identifier les tendances, c'est surtout regarder ce qui se passe autour de mon genre préféré, la pop. Donc on ne parlera quasiment pas ici de rap, de rn'b, et pas du tout de musique classique ou jazz.

Autour de la pop, donc, je trouve trois tendances principales :

  • du folk à n'en plus pouvoir
  • de l'électro qui explose et contamine le rock
  • du rock qui se la raconte

Du folk à n'en plus pouvoir

Jusqu'à il y a peu, le folk, c'était en gros Neil Young et la nécessité sociale d'avoir "Harvest" dans sa cédéthèque. En 2007, le frémissement du nouveau folk a grandi, avec des têtes d'affiches comme Devendra Banhart et en 2008, ce sont des groupes par dizaines qui ont cherché quelque chose de nouveau dans ce genre (en anglo-amérique et en France).

On distingue deux mouvement dans ce renouveau :

  • les "conservateurs" : ils sont dans la lignée du folk des années 70 (guitare sèche, voix aérienne) et essayent surtout d'installer une ambiance de recueillement. Ce sont Fleet Foxes, Beach House, Cocoon, Moriarty, Essie Jain ou Alela Diane.
  • les "mélangeurs" : ils héritent du retour du rock d'il y a quelques années mais ne veulent pas en faire et ils apprécient le son d'un banjo. Ils ont une petite tendance pop. Ce sont Born Ruffians et Noah and The Whale par exemple.

Bien évidemment, mes goûts pour la pop me poussent à préférer les seconds. Mais, si je veux être hype, je suis quand même obligé de trouver un groupe dans la première catégorie que je trouve vraiment mieux que les autres. Ce sera Beach House et son album "Devotion".

Mais le vrai choc a finalement été un album de 2007 : "Where has it gone, all the beautiful music of our grandparents ? It died with them, that's where it went..." de Misophone. C'est grâce à la Blogothèque que j'ai découvert ce groupe original et tout à fait confidentiel. Ces deux gars écrivent des dizaines de chansons mais ne font aucun concert. Cet album serait leur dixième mais je ne sais pas si quelqu'un a vu les neuf premiers. Ils en ont fait trois autres depuis que je n'ai pas écoutés (ça en fait quand même 13 en 5 ans...). Grâce notamment à des vieux instruments, Misophone arrive à créer un univers où je me suis plongé d'autant plus facilement qu'ils savent vraiment trouver des mélodies.

Le micro-label français "Another record" a dans les cartons de sortir un album de Misophone en France bientôt mais ça a été récemment décalé à 2009.

Misophone - Nothing down there but trees

Enfin, côté français, la compèt' était assez relevée avec les connus-en-France Cocoon et Moriarty et le connu-en-Amérique Coming soon mais en bon "défricheur de talent", je choisirais "Jump out the window" de Orouni, découvert sur Deezer, vu en concert à l'International et doué aussi pour les mélodies. Ce sont des petits parisiens, aidez-les !


De l'électro qui explose et contamine le rock

Si le folk est l'enclume sur laquelle est posée le rock, l'électro sera le marteau. Après avoir remis des guitares dans le rock, en suivant le mouvement punk de la fin des années 70, la similitude continue et c'est maintenant des claviers et des bip-bip que les groupes mettent dans leur musique, comme New Order, The Cure ou Depeche Mode dans les années 80. Heureusement, ce n'est pas toujours si mauvais et, pour moi, cette année a été l'année de la découverte d'un style que je ne pensais pas capable de créer autant d'émotions.

Evacuons d'emblée le retour de Portishead, avec l'album "Third", qui est effectivement un peu électro mais reste unique dans son genre.

Nous avons ensuite les "puristes" : peu de paroles, pas de guitares mais un sens du rythme et/ou de la mélodie certain. Je ne suis pas le plus grand fan mais j'ai beaucoup aimé l'énergie de Crystal Castles (mon premier pogo depuis longtemps (toujours ?)) et de Birdy Nam Nam en concert ou l'intensité de Fuck Buttons. Dans le même genre, Ratatat fait des choses qui s'écoutent facilement.

Enfin, dans un registre plus grand public, la tête de file a été MGMT évidemment mais j'ai préféré nettement Black Kids et leur album "Partie Traumatic", qui donne une irrésistible envie de danser. Mais les meilleurs mélangeurs de genre de l'année auront été de loin Metronomy : ils ont du faire une trentaine de remixes de chansons et ont sorti un album génial, "Nights out", où un vernis de sons blip-blip recèle une mélancolie et une émotion sincères.

Et pour clore la partie électro, citons Sébastien "Love Machine" Tellier et son délicieux "Sexuality".


Du rock qui se la raconte

thewalkmen_cover.jpg

Si l'idée générale est donc de dire que le folk et l'électro ont pris le dessus cette année, un courant plus minoritaire continue de vouloir enrichir le rock avec les bonnes vieilles ficelles. Ça a donné un style que certains trouveront pompeux, ou en tout cas chargé, dont le but est de montrer que la musique, c'est sérieux. Pour moi, ce style hérite d'Arcade Fire et de Midlake, deux groupes récents qui ont bien renouvelé le genre. C'est une musique qu'il n'est pas facile d'adopter mais j'estime que plusieurs très bons albums s'en réclament. Je ne citerai pas TV on the radio et Why? qui ne m'ont pas emballé mais plutôt :

  • "In Ear Park" de Department of Eagles et notamment l'excellente "No one does it like you"
  • "Microcastle" de Deerhunter, que j'ai mis du temps à apprivoiser mais qui recèle quelques pépites (Agoraphobia, Never stops et Microcastle)
  • Enfin et surtout, "You & Me" de The Walkmen, qui renferme une classe géniale et une profondeur qui m'ont beaucoup plus. Je conseille d'ailleurs de voir la vidéo de leur concert à Amsterdam.

Là encore, les français ne sont pas en reste et j'ai découvert (encore grâce à Deezer) il y a deux semaines "Victor, Victor" de Maison Neuve. Je suis étonné qu'un groupe de cette qualité ne soit pas plus connu : il est distribué encore par un petit label parisien, Sauvage Records et je suis très fier d'avoir l'exemplaire n° 26 de leur mini-album.

Demain, nous parlerons de la pop et du reste.

 

vendredi 26 décembre 2008

L'année de NS

Prenons la devise de la République :

Liberté : cette année, notre président a engagé la limitation, progressive et organisée, de la liberté de la presse et de l'information : l'enterrement de l'indépendance de télé (publique et privée), l'interdiction à des journalistes de faire leur travail, la loi "Création et Internet" (sic).

Egalité : Un bon exemple de la compréhension de ce concept par le président : Marchiani. Et ne cherchons surtout pas les responsables des milliers de personnes au chômage à cause de la crise financière.

Fraternité : Les 25000 reconduites à la frontière sont facilement atteintes cette année, la France n'est plus du tout une terre d'asile et quand elle l'est, c'est dans ces conditions.

Vivement 2009 !

 

Le rivage des Syrtes

- Le volcan ! Le volcan ! hurlèrent d'une seule voix trente gorges étranglées, dans le cri qui s'élève d'une collision ou d'une embuscade.

Devant nous, à la toucher, semblait-il au mouvement de recul de la tête qui se renversait vers sa cime effrayante, une apparition montait de la mer comme un mur. La lune brillait maintenant dans tout son éclat. Sur la droite, la forêt de lumières de Rhages frangeait d'un scintillement immobile l'eau dormante. Devant nous, pareil au paquebot illuminé qui mâte son arrière à la verticale avant de sombrer, se suspendait au-dessus de la mer vers des hauteurs de rêve un morceau de planète soulevé comme un couvercle, une banlieue verticale, criblée, étagée, piquetée jusqu'à une dispersion et une fixité d'étoile de buissons de feux et de girandoles de lumière. Comme les feux d'une façade qui se fût reflétée paisiblement, mais jusqu'à hauteur de nuage, sur la chaussée luisante, et si près, semblait-il, si distinctes dans l'air lavé qu'on croyait sentir l'odeur des jardins nocturnes et la fraîcheur vernissée de leurs routes humides, les lumières des avenues, des villas, des palais, des carrefours, enfin, plus clairsemés, les feux des bourgades vertigineuses accrochées à leurs pentes de lave, montaient dans la nuit criblée par paliers, par falaises, par balcons sur la mer doucement phosphorescente, jusqu'à une ligne horizontale de brumes flottantes qui jaunissait et brouillait les dernières lueurs, et parfois en laissait reparaître une, plus haute encore et presque improbable, comme reparaît dans le champ de la lunette un alpiniste un moment caché par un épaulement du glacier. Comme le piédestal, la pyramide brasillante et tronquée d'un autel qui laisse culminer dans la pénombre la figure du dieu, l'espalier de lumières finissait à cette lisière inégale. Et, très haut, très loin au-dessus de ce vide noir, dressé à une verticale qui plombait la nuque, collé au ciel d'une ventouse obscène et vorace, émergeait d'une écume de néant une espèce de signe de fin des temps, une corne bleuâtre, d'une matière laiteuse et faiblement effulgente, qui semblait flotter, immobile et à jamais étrangère, finale, comme une concrétion étrange de l'air. Le silence autour de cette apparition qui appelait le cri angoissait l'oreille, comme si l'air tout à coup se fût révélé opaque à la transmission du son, ou encore, en face de cette paroi constellée, il évoquait la chute nauséeuse et molle des mauvais rêves où le monde bascule, et où le cri au-dessus de nous d'une bouche intarissablement ouverte ne nous rejoint plus.

Evidemment ce n'est pas de moi. Je ne lis pas beaucoup mais voici un livre qui m'a vraiment frappé par sa beauté et sa subtilité : "Le rivage des Syrtes" de Julien Gracq. Autant dire que ça décourage d'écrire quoi que soit.

 

samedi 13 décembre 2008

Avant/Après

Il y a quelques mois, en faisant une fausse manip sur le site de Cdiscount, j'ai commandé deux fois la même paire de chaussures et vu le peu de bonne volonté de Cdiscount pour récupérer leurs produits (hotline à 1,35 euro + 0,34 euro/min ; c'était avant la loi Chatel), j'ai gardé les deux paires.

Aujourd'hui, la première a été achevée par l'excellent mais remuant concert de Birdy Nam Nam aux Transmusicales et il est temps de sortir la deuxième paire. Elles sont belles, neuves, blanches et probablement horrifiées de découvrir comment elles vont finir.

IMGP7427.jpg IMGP7437.jpg IMGP7438.jpg

PS : une idée pompée sur Christophe

PPS : les plus attentifs auront deviné un sapin de Noël sur la première image ; c'est le premier en tant que parent.

 

samedi 18 octobre 2008

Mise à jour pop

Pour répondre à la demande générale de Pit, voici les quelques bonnes chansons récoltées ces derniers mois. J'ai un peu fainéantisé et je profite donc maintenant des fonctionnalités de Deezer pour faire la playlist. C'est plus pratique mais ça reste limité puisque certains artistes pourtant indispensables sont absents sur Deezer : Coconut Records, Misophone ou encore She & Him.

Ces deux derniers, découvertes récentes méritaient largement d'être dans cette playlist, voici donc leurs myspace : Misophone, She & Him.

En gros les tendances du moment, c'est une bonne influence électro, sous l'effet de mes fréquentations bureautiques, qui se traduit par la présence de Metronomy (génial !) et Ratatat (bien sympa) et, dans une moindre mesure, des Black Kids (top !). L'autre mode du moment, c'est plein de sorties folk mais je crois que j'ai décidé que ça me saoulait un peu (sauf une belle chanson comme "Gila" de Beach House). A part ça, le nouveau Beck est vraiment bien et cette chanson de Department of Eagles me plaît beaucoup beaucoup beaucoup.

Bonne écoute.


PS : je continue de ne pas parler politique mais de bonnes choses se trouvent ici.

 

Balade en baie de Somme

C'est un grand classique du tourisme picard que j'ai fait samedi dernier : la traversée de la baie de Somme.

C'est une promenade à pied depuis Saint Valéry jusqu'au Crotoy, qui dure environ 3 heures. Nous étions un groupe d'une trentaine de personnes, la plupart équipées de bottes, que beaucoup ont abandonnées quand ils ont vu le guide pieds nus.

Le groupe

On se promène d'abord le long du chenal de la Somme, à quelques centaines de mètres de Saint Valéry : le sol est sablonneux et le guide nous explique tout d'abord que le simple phénomène de rencontre entre eau douce et eau salée conduit à un ensablement naturel de la baie (par agglomération des alluvions du fleuve au contact du sel). Il rappelle qu'Abbeville, Noyelles, Port-le-Grand étaient des ports de la baie de Somme il y a mille ans (aujourd'hui, Abbeville est à environ 20 km de la baie).

Saint Valéry

Le guideMais il ajoute ensuite que la politique d'aménagement de la baie a varié selon les époques et les objectifs que se fixe l'Homme : par exemple, le chenal a été construit pour développer le port de Saint Valéry en évitant le déplacement naturel du cours de la Somme (effet de fouet). Malheureusement, la construction de digues pour faire le chenal a accéléré l'ensablement de la baie, si bien que Saint Valéry, autrefois port de cargos, n'accueille plus que des barques aujourd'hui. C'est donc un guide malin que nous avons, amoureux de la baie de Somme mais pas écologiste buté. Un guide qui montrera sa parfaite connaissance des avantages et inconvénients de la chasse, de l'élevage et des différents projets autour de la baie.

Après une partie sur le sable , soit les endroits où la marée vient régulièrement, nous commençons à traverser les prés salés, zones plus élevées où l'eau ne vient que pour les grandes marées: une végétation basse peut s'y développer et c'est ici que les bergers vont faire paître les moutons. Le guide en profite pour tacler les éleveurs du Mont Saint Michel, qui ont protégé l'appellation "Mouton de pré salé", empêchant les éleveurs de la baie de Somme de l'utiliser. Du coup, ici on appelle ça "L'agneau d'Estrant" et, au passage, on fait remarquer que les animaux picards vont tous les jours paître dans des zones recouvertes par la mer (entre 100 et 300 jours par an pour avoir l'appellation) alors que les moutons du Mont restent dans des pâturages recouverts quelques fois par an seulement.

Traces de moutons en baie de Somme

Pour finir, le guide nous emmène sur les endroits les plus élevés de la baie, où la végétation a pu se développer encore plus (petits buissons) : il nous fait goûter quelques plantes, plutôt pas mauvaises (oreilles de cochons, salicorne, etc.) et nous montre aussi une hutte. Je suis bien content parce que je ne voyais pas trop comment ces espèces de cabane pour la chasse pouvaient flotter avec la marée, sans être détruite ou au moins brinquebalées. Et j'ai compris maintenant. Là encore, le guide pointe les raisons et les limites de la chasse et en profite pour s'interroger sur l'avenir des oiseaux migrateurs qui utilisent la baie de Somme comme une station-service et pourraient la perdre rapidement (plutôt à cause de l'ensablement qu'à cause de quelques cartouches). Il estime qu'aujourd'hui, l'ensablement va à peu près 100 fois plus vite que son rythme naturel.

Végétation

La balade se termine au Crotoy (la seule plage du Nord exposée au Sud !), lui aussi ancien port de pêche important aujourd'hui presque totalement ensablé. Le guide peste un peu contre la digue qui a été refaite pour 1 million d'euros ou les efforts faits pour faire couler un ruisseau directement dans la baie (le Dien), qui ont coûté 600 000 euros...

Si nous n'avons que la traversée, il est possible de passer une journée complète, avec trajet en train à vapeur du Crotoy à Saint Valéry puis retour à pied par la baie. Ça fait une belle sortie pour le week-end depuis Paris.

Le trajet approximatif dans Google Maps (pour ceux qui se demandent, tous les ronds dans la baie ne sont pas un signe de vie extra-terrestre mais seulement les bassins devant les 159 huttes pour attirer les canards) :


Agrandir le plan
 

vendredi 10 octobre 2008

Résurrection

28 juin - 10 octobre : longue parenthèse pour ce blog.

Pour commencer, il m'a fallu replonger dans mes mails pour retrouver mon mot de passe de connection à l'interface de ce blog. Je crois que c'est la plus longue coupure pour ce site, qui, en plus de six ans, d'existence, n'a toujours pas su trouver un fil rouge, un thème ou une légitimité qui permette de le rendre vraiment utile pour moi et vraiment intéressant pour les autres (je suis très dans le dénigrement de moi-même en ce moment...).

Pour reprendre et avant peut-être une autre coupure de plusieurs mois, j'ai pensé à aborder les deux sujets qui me préoccupent ces derniers mois : la musique et la photographie. C'est amusant de constater comment l'abandon à moitié forcé du cinéma ("faites des enfants !") m'a conduit à me concentrer ces autres disciplines, qui présente néanmoins plusieurs avantages :

  • la photo, à mon niveau et avec mes moyens, me permet de compenser mon manque de talent/temps/implication par une frénésie d'achat constamment renouvelée ("si je suis raisonnable, j'achète le 35mm F2 à Noël et un zoom 18-200 Sigma avec la prime d'avril mais, quand même, le 31mm F1,8 est à seulement 500 euros au Canada et je devrais peut-être privilégier le 18-250 de Pentax et bla et bla et bla")
  • la musique, dans le même genre, est potentiellement infinie dans le nombre de découvertes à faire, ce qui, là encore, peut donner l'illusion d'être savant quand on constate qu'on connaît 50% des groupes dont parle Magic...

Cela fait-il de moi une meilleure personne (comme ils disent dans les séries américaines) ? Je n'en suis malheureusement pas certain mais je pense que je vais poursuivre dans cette voie encore quelques mois.

Et pour illustrer tout ça, allez voir :

  • Le superbe site "The Big Picture" du Boston Globe, qui propose des belles photos de photojournalisme
  • Mes réponses à un quizz standard sur Lastfm : amusant au début, pénible à la fin.

Et puis je mets une photo de mon "photostream" Flickr quand même :

PS : En tout cas, fidèle à son histoire, ce blog s'efforce de ne pas être trop personnel et de ne pas évoquer des événements bien plus importants qui vont arriver dans les prochains mois, comme par exemple, la naissance de mon fils en janvier...

PPS : sans rien écrire pendant six mois, les stats de ce site n'ont pas baissé : merci à ceux qui ont eu la patience de revenir ce qui se disait ici.

 

samedi 28 juin 2008

Deux poids, deux mesures

Dans Libé hier sur les dissensions dans la majorité sur l'inclusion dans la Constitution d'un article anti-Turquie :

A ceux qui s’inquiètent qu’un président pro-turc puisse un jour imposer aux Français une adhésion dont ils ne veulent pas, Fillon explique qu’ils ont les garanties nécessaires grâce au «référendum d’initiative populaire».

Bizarrement, on n'a pas entendu grand monde (et pas vraiment libé non plus) quand "un président pro-Constitution européenne a imposé aux Français une ratification dont ils ne veulent pas".

 

jeudi 5 juin 2008

Les niches des riches

Un rapport parlementaire sur les niches fiscales résumé ici et (le deuxième lien est mieux).

Un cas pratique .

Je retiendrai l'expression "Un impôt juste est un impôt simple". Et l'impôt sur le revenu semble pas mal pour ça...

 

lundi 26 mai 2008

6 différences

Après le déjà très joli "5 differences", Ivory sort "6 differences", sur le même concept et avec une réalisation graphique qui m'a plus impressionné que dans le premier.

differences.jpg

PS : pour ceux qui aiment bien les jeux sur Internet, devenez mon ami sur Kongregate (cherchez bertouille).

 

mercredi 21 mai 2008

Vampire Weekend


Vampire Weekend @ Le Trabendo, Paris | 19.05.2008
Mise en ligne par fredericpoussin

Avant d'aller écouter l'espèce de bruit ambiant produit par Fuck Buttons et Crystal Castles demain soir, le concert de Vampire Weekend, lundi soir, a confirmé que leur album est le meilleur de l'année pour l'instant et que ce groupe est grand.

Après une première partie suisse inégale et moyennement intéressante, Vampire Weekend débarque vers 21h00 et là, c'est le premier choc : ils ont vraiment vingt ans ! Le chanteur est imberbe, le clavier se fait pousser une barbe clairsemée et le bassiste sort tout droit de cours. On se dit qu'ils ont dû jouer la veille à la fête du lycée et on prend un coup de vieux méchant en réfléchissant à leurs années de naissance. En plus, leur look, notamment le chanteur, me rappelle le style convenu en vigueur à Saint Paul (voir les chaussures et le bonhomme en pied).

Sur ce, le set commence et le charme opère, comme sur l'album. Le son est nickel et les voir jouer en live confirme ce que j'en pensais : cette musique est une musique d'assemblage, fine, précise et efficace. En fait, ce concert fait penser à celui d'Arcade Fire : chaque musicien joue une partie plutôt simple mais l'ensemble produit un son très travaillé, très complet et très bien rythmé. Exemple : en écoutant l'album, on sent la présence importante des claviers dans la plupart des chansons ; sur scène, on s'aperçoit que le clavier n'a besoin que de trois doigts pour faire sa partition.

Enfin, comme sur l'album, la musique de Vampire Weekend en concert se distingue par une maîtrise du rythme exceptionnelle. Grâce à quelques lignes mélodiques simples et à une basse et une batterie excellentes, le groupe fait varier le rythme des chansons et emmène instantanément le public. C'était assez amusant parce que, dans certaines chansons, les pogos dans la fosse se limitait à quelques couplets ou refrains.

En conclusion, ces petits bourges américains du Massachussetts sont promis à un grand avenir.

Pour illustrer tout ça, deux petites chansons : M79, pour ses cordes abusées et sa mélodie et Walcott, pour le rythme.

 

mardi 13 mai 2008

Revival

C'est amusant : je travaille ce soir sur un document à rendre pour demain et je me prends, à plusieurs reprises, à faire des phrases longues, alambiquées et confuses. Ce travers m'a beaucoup été reproché durant ma scolarité et c'est vrai que, sous le coup de la fatigue, j'y reviens un peu naturellement.

Dans le même temps, je me suis mis une playlist que je n'écoute jamais plus, la playlist "Collège-Lycée", qui regroupe les albums parus entre 1991 et 1996 (avec, entre autres, du Noir Désir, les excellents Diabologum et l'agréable Miossec). Tout ça me replonge dans mes années de lycée et je me rappelle qu'une des plus grandes fiertés de ma vie a été le 17/20 obtenu à l'écrit du bac de français grâce à des cours particuliers de ma prof de français, quelques semaines avant le bac, qui m'ont permis de simplifier mon propos et d'aller à l'essentiel.

Je ne pensais pas pouvoir revivre de manière si vivace ce souvenir si lointain...

 

lundi 12 mai 2008

Corrida

Corrida

Première (et probablement dernière) corrida ce week-end, dans les Arènes de Nîmes. Au programme, un espagnol élégant (Enrique Ponce), une superstar biterroise (Sébastien Castella) et un héritier venu sur le tard (Cayetano).

L'idée d'aller à cette corrida était de se faire une idée plus précise de la chose, sachant que, sur le principe, je suis hostile à un jeu consistant à tuer un animal après l'avoir fait souffrir.

Une corrida consiste à l'exécution de 6 toros (2 par matador) selon un ordre très établi :

  • le taureau entre dans l'arène et quelques toreros, dont le chef, l'attendent : il est en forme, il court vite, les toreros font quelques passes pas trop proches : cette partie, ça va ;
  • assez rapidement, la phase suivante s'engage. Des picadors entrent : il piquent deux fois le toro dans le dos avec de longues lances. Ensuite, deux assistants plantent un total de 6 banderilles dans le dos de la bête. Là, c'est pénible : le taureau saigne assez abondamment et ce sont des trucs vraiment pointus qu'on lui rentre dans la peau.
  • après cela, le taureau est affaibli et le matador peut faire des passes plus lentes, plus risquées, plus proches. C'est le coeur de la corrida, où l'homme doit contrôler la bête de 500 kg de la façon la plus élégante et maîtrisée possible. De ce que j'ai vu, c'est souvent inégal, parfois beau, parfois pénible.
  • enfin vient la mise à mort. Une fois suffisamment affaibli ou quand ça suffit, le torero se met dans l'idée de planter une épée dans le cou de l'animal, jusqu'au coeur. Ça manque pas de louper et de s'y reprendre à deux ou trois fois. Autant dire que cette phase, sans que ce soit la boucherie qu'on m'avait annoncée, peut être la plus pénible, surtout si on se met à la place du taureau.

Au final que retenir de cette corrida ? J'y ai confirmé l'ambiguïté que j'attendais : d'un côté, c'est assez dégueulasse et gratuit et de l'autre, ça peut être joli et agréable à voir. A la fin du premier toro notamment, j'étais complètement partagé entre ces deux sentiments (la "faena" de Ponce m'avait bien plu). En tout cas, la qualité du spectacle (la corrida était moyenne) ne m'a pas convaincu de renoncer à mon a priori.

Par contre, passer la fin de matinée dans les Arènes de Nîmes ensoleillées est un plaisir non négligeable. Sinon, quand on a lu Astérix en Ibérie, on ne peut pas s'empêcher de trouver les matadors un peu ridicules avec leurs poses très fières. Et quand on a lu Desproges[1] et qu'on voit que la tenue des toreros (petit cul et grosses épaules) est la même que celle des toros, c'est un peu rigolo aussi.

Notes

[1] "Les espagnols sont un peuple fier et ombrageux, avec un tout petit cul pour éviter les coups de cornes."

 

vendredi 25 avril 2008

Conneries

Hier soir, ma tendre mère me demandait pourquoi je ne regardais pas Sarkozy interviewé par Saint Yves Calvi.

J'ai répondu : "Pour pas m'énerver devant toutes les conneries et mensonges qu'il va dire et que les journalistes (y compris YC) ne reprendront pas".

Ce matin, je ne regrette pas : Y a-t-il un conseiller économique à l'Elysée ?

Et je ne vérifie pas si un de ces courageux journalistes l'a un peu titillé sur les liens, en vrac, entre non régularisation de sans-papiers qui travaillent et nourrissent plusieurs personnes dans leur pays d'origine, miles pour les policiers qui les escortent et niveau de l'aide au développement de la France.

 

jeudi 3 avril 2008

Nouvelle idole

Je m'aperçois que je n'ai pas encore parlé ici du groupe pop de ce début d'année : "Vampire Weekend" !

Ce sera l'objet d'un billet futur parce que depuis, je suis tombé sur cet article de la Blogotheque, juste après avoir vu "Darjeeling Limited", et je dois dire que Jason Schwartzmann est sur le point de rattraper Owen Wilson dans l'échelle de mes idoles.

D'une part, il a écrit et joue dans "Darjeeling Limited" et son prologue "Hotel Chevalier" et c'est probablement le meilleur de trois dans le film. Il y incarne un versant encore plus mélancolique qu'Owen Wilson. Pour une critique de ce film, allez voir sur Benzine, je suis à peu près d'accord avec tout ce qu'ils racontent et j'ajouterai que, par rapport à "La vie aquatique" et à "la Famille Tenenbaum", Wes Anderson a essayé de limiter le côté "profusion de personnages" et de se concentrer sur trois hommes, ce qui enlève un peu de piment mais élève un peu le propos.

D'autre part, il a sorti un album l'année dernière, sous le nom de "Coconut Records", dans lequel on retrouve la même mélancolie et un vrai talent pour la pop. Je vous mets "West Coast", qui en est le sommet mais sachez que tout l'album est réjouissant.

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Pour rappel, JS jouait déjà dans "Rushmore" de Wes Anderson et faisait Louis XVI dans le "Marie-Antoinette" de Sofia Coppola.

Bien évidemment, il va sans dire que je suis profondément jaloux de ce genre de personne qui, en plus, arrive à être mignon avec une moustache...

 

samedi 29 mars 2008

Naples, Pompéi, Capri, Stromboli

C'est par ici sur Flickr :

Les antennes
 

mercredi 12 mars 2008

Taser débouté : une bonne chose

En ces temps où le manque d'humanité est élevé au rang de politique officielle de la République, ça m'a fait plaisir d'entendre que le juge des référés à rejeté ce matin la plainte de la société distributrice du Taser contre Amnesty. C'est un jugement au référé sur une question subsidaire (la publication par Amnesty d'un communiqué hostile à Taser) et donc pas un jugement au fond mais compte tenu que cet engin est classé par l'ONU dans les armes de torture (torture qui est bien interdite en France, non ?) et que bientôt 8000 policiers et gendarmes en seront équipés, c'est une petite victoire pour les Droits de l'Homme qui mérité d'être saluée.

 

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